<p>(SDH/LPI)</p>
EDITORIAL – Après une année 2018 globalement de bonne facture, le marché immobilier lyonnais pourrait en 2019 être confronté à une poursuite de l’affaiblissement de la production neuve de logements.
Au moment de tirer le bilan de l’année écoulée, les professionnels de l’immobilier ancien pourront finalement décrire sans nul doute 2018 comme une année d’une relative continuité en matière d’activité par rapport à 2017. Le récent point de conjoncture des notaires au niveau national annonce un millésime proche des 950.000 transactions, non loin du score de l’année précédente.
A Lyon, comme dans d’autres métropoles dynamiques, les mêmes déséquilibres entre l’offre et la demande génèrent les mêmes effets qu’il y a un an : les prix dans l’immobilier ancien, à Paris, Lyon ou Bordeaux, restent ainsi en forte hausse sur 12 mois. Mais cette tension reste localisée dans le centre de certaines métropoles, alors que d’autres voient encore leurs prix reculer. Que dire ainsi du prix au m² observé à la fin du troisième trimestre à Saint-Etienne, en baisse de 5,7% sur 12 mois à 850€, alors même que ce même m² progressait de 8,5% à 3.840€ le m² à Lyon dans le même temps ? La disparité des dynamiques reste de mise.
Un marché du neuf dans la continuité
Sur le front de l’immobilier neuf dans la Métropole de Lyon, l’année 2018 aura été marquée par une certaine continuité au cours des premiers mois, avec une forte activité en début d’année, suivie au deuxième semestre par une baisse des réservations en rythme annuel, une chute des mises en vente, le tout couplé à une hausse des prix. Il faut dire que nombre de maires retardent désormais, par le biais de sursis à statuer, les permis de construire, dans l’attente de l’adoption de la version définitive du PLU-H de la Métropole de Lyon, promise pour ce premier trimestre 2019. D’autres, apeurés par l’adage « maire bâtisseur, maire battu », mettent également sous cloche certains projets dans l’attente des élections, et pourraient de fait attendre 2020 avant de concrétiser des autorisations.
L’enjeu de l’année commencée pourrait bien être l’existence ou non d’un rebond des permis de construire en cours d’année à la faveur du nouveau PLU-H, et ce dans un contexte préélectoral. Sans cela, les tensions sur l’offre de logements, déjà sensibles dans la capitale des Gaules, pourraient bien s’exacerber à environnement de taux comparable, et pousser à la hausse les prix observés dans les marchés de report situés à l’immédiate périphérie du centre de l’agglomération.
