<p>(INSEE)</p>
La situation de l’emploi est meilleure dans la région qu’au niveau national. Le taux de chômage est moins élevé dans certains départements, avec toutefois des explications diverses suivant les territoires.
La situation de l’emploi reste meilleure en région Auvergne-Rhône-Alpes que dans le reste du territoire national. En 2017, en moyenne annuelle, 8,1% de la population active régionale était au chômage, soit 1 point de moins qu’en France métropolitaine.
En affinant, on note que le taux de chômage s’avère moins important que la moyenne régionale dans les zones d’emploi d’Annecy, du Genevois, de Chambéry, de Villefranche, de Grenoble, ou encore d’Ambérieu. La part de chômage de longue durée est inférieure à la moyenne régionale à Lyon, Annonay, ou encore Bourgoin-Jallieu.
On observe même, au sein de la région, des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes se démarquant par des niveaux de chômage parmi les plus bas de France. 4 sont concernés, à savoir le Cantal (5,7%), l’Ain (6,7%), la Haute-Savoie (6,7%) et la Savoie (7,1%). « Si un chômage faible illustre le dynamisme économique de certains territoires, comme la Haute-Savoie, la Savoie et l’Ain, il peut aussi refléter un environnement socio-économique moins favorable », indique l’INSEE.
Un chômage qui marque un manque de dynamisme dans le Cantal
C’est le cas du Cantal, qui crée peu d’emplois et perd des actifs, du fait de la déprise démographique qu’il subit. « Dans le Cantal, le chômage bas reflète plutôt un manque de dynamisme, comme dans d’autres espaces ruraux de faible densité tels que la Mayenne ou la Haute-Saône. Sur longue période, l’emploi reste stable dans le Cantal alors qu’il croît en France, tiré par l’augmentation de l’emploi salarié privé», remarque l’INSEE. On note en outre des territoires ruraux à faible chômage en proie au chômage de longue durée. Certaines agglomérations enregistrent une part de chômage de longue durée forte dans des villes comme Montluçon, Moulins, Vichy ou Thiers.
« Ces zones sont aussi touchées par le sous-emploi, avec un recours important au temps partiel. Dans les zones de montagne, l’accès à l’emploi est relativement aisé mais le recours massif aux emplois saisonniers crée de la précarité », note l’INSEE.
