Les principales fédérations de diagnostiqueurs, FNAIM et FIDI, demandent une évolution du diagnostic de performance énergétique, après sa généralisation en début d’année.
Les diagnostiqueurs donnent de la voix. Après la généralisation du DPE et de l’affichage de la performance énergétique sur les annonces immobilières en début d’année, les fédérations ont demandé aujourd’hui des aménagements du dispositif.
La Fidi (Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier) a ainsi précisé, à l’occasion d’une conférence de presse, ses propositions de réforme concernant le DPE, en insistant notamment sur deux points, à savoir la nécessité de doter le DPE d’une annexe technique permettant de lister les paramètres du classement afin d’harmoniser les diagnostics, et la mise à jour des prix de l’énergie permettant de valoriser la consommation dans le rapport du DPE. La fédération souhaiterait en outre des formations obligatoires pour les nouveaux diagnostiqueurs, et que soit encadré dans les textes le choix entre les trois méthodes existantes de DPE, et ce dans un souci d’harmonisation.
La FNAIM veut un DPE amélioré
Même son de cloche chez la FNAIM. "Le Diagnostic de Performance Énergétique ne peut plus se résumer à un simple outil de sensibilisation, tel qu'il était appliqué jusqu'à présent. Il doit désormais évoluer pour devenir un outil de mesure", souligne la fédération, présente dans la transaction comme dans le diagnostic via sa Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM. Elle plaide pour un DPE unifié et la validation d'une seule méthode conventionnelle, l'application d'une méthode de mesure et de calcul plus exhaustive, ainsi qu’une homologation obligatoire des logiciels de calcul et un dispositif de certification plus homogène.
Ce meilleur encadrement du DPE permettrait en outre de mieux faire taire les critiques d’une part et faire face à la pression persistante à laquelle fait face la profession depuis la mise en place de nouvelles dispositions au 1er janvier. « Beaucoup de gens insistent parfois pour obtenir un meilleur classement énergétique. Les vendeurs savent que certains acquéreurs sont désormais sensibles au diagnostic, du fait notamment des conditions d’accès au PTZ+» nous confiait il y a quelques jours un diagnostiqueur.
Pour faire face à ces dérives, la Fidi souhaiterait également la mise en place de mesures coercitives visant à retirer le bénéfice du PTZ+ en cas de fausse déclaration, ainsi qu’une dégressivité moins marquée de cette nouvelle version du prêt à taux zéro.
