<p>Affiche de l'ouverture du débat sur le noeud ferroviaire lyonnais (SDH/LPI)</p>
Le débat public sur le « NFL » s’est ouvert ce jeudi en présence de Chantal Jouanno et de nombreux élus. Celui-ci va durer trois mois.
Le débat public sur le nœud ferroviaire lyonnais s’est ouvert ce jeudi en présence de la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno et du président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld. Etaient également présents pour ce lancement Patrick Jeantet, président directeur général de SNCF Réseau, et de Jean-Claude Ruysschaert, président de la commission du nœud ferroviaire lyonnais long terme, mais aussi de nombreux élus, comme Gérard Collomb, Etienne Blanc, Jean-Pierre Berger pour Saint-Etienne Métropole, mais aussi le préfet de Région, Pascal Mailhos. Ce débat public est amené à durer trois mois, pour se terminer le 11 juillet.
La présidente de @CNDPDebatPublic @Chantal_Jouanno ouvre le #débat public sur le #NoeudFerroviaireLyonnais à #Lyon.
— Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) 11 avril 2019
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Celui-ci permettra, pendant 3 mois, de présenter les grands enjeux de ce projet pour l’ensemble du territoire et en particulier pour la Métropole, située à un carrefour stratégique de grands réseaux d'échanges nationaux et européens. Ce projet s’inscrit dans une démarche d’ores et déjà lancée avec les travaux en cours en gare Lyon Part Dieu dans le cadre du contrat de plan Etat-Région (CPER), destinés à renforcer la robustesse du système ferroviaire. « Cette première phase a pour objectifs d’améliorer la ponctualité des trains et d’apporter plus de confort et de sécurité en gare d’ici 2025 », rappelle dans un communiqué la Métropole.
Conforter le nœud lyonnais comme hub d’importance nationale et internationale
Le projet NFL à long terme doit pour sa part « conforter la dimension régionale, nationale et internationale du hub ferroviaire de la Part Dieu, mais également conforter le nœud lyonnais comme hub ferroviaire d’importance nationale et internationale et de mettre en place les conditions de développement du fret ferroviaire ».
David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon a dans un communiqué, posé les enjeux de ce projet d’ampleur. « Aujourd’hui la Métropole compte 1.400.000 habitants. En 2050, la Métropole comptera 2 millions d’habitants et l’aire métropolitaine lyonnaise atteindra 4 millions d’habitants. Nous ne pouvons pas nous satisfaire du statu quo ferroviaire ! La proposition de SNCF mise au débat est d’offrir une desserte au 1⁄4 d’heures, en heure de pointe, pour l’ensemble des gares métropolitaines et au-delà, pour l’ensemble des gares du péri-urbain Lyonnais jusqu’à Saint-Etienne. Cette ambition, je la fais mienne car le temps est venu de construire la Métropole durable pour ceux qui y vivent et aussi pour ceux qui y travaillent. Les défis environnementaux et climatiques et les aspirations citoyennes confortent la pertinence d’un modèle de développement multipolaire et la nécessité d’un système de mobilité multimodale sobre et dé-carboné», a indiqué l’élu.
Avec ce projet, le but est de doubler le nombre d’usagers des trains du quotidien d’ici 20 ans. Cet objectif est le complément essentiel de la stratégie portée par la Métropole de Lyon, au travers du Sytral, de développer les transports en commun sur le territoire. « Ce seront en effet, d’ici 2040, entre 5 et 6 milliards d’euros d’investissements dans ce domaine des transports en commun (300 millions d’euros par an), chiffre à mettre en parallèle avec les 4,5 Milliards d’euros du projet NFL à long terme d’ici 2040 pour la solution de gare souterraine », note la Métropole.
