<p>(Anah)</p>
L’agence nationale de l’habitat s’est engagé dans un processus de transformation et de modernisation visant à renforcer son efficacité.
L’Anal, agence nationale de l’habitat, a communiqué jeudi sur le processus de transformation et de modernisation vissant à renforcer son efficacité, à améliorer la visibilité de ses aides et à simplifier les démarches de ses bénéficiaires.
Le site internet de l’agence www.anah.fr a été rénové afin de rendre la navigation fluide et agréable. Les collectivités territoriales, les particuliers (propriétaires occupants ou bailleurs, syndicats de copropriétaires et syndics de copropriétés) et les professionnels (entreprises du bâtiment et opérateurs-conseil) ont sur ce site un espace exclusivement dédié.
Des aides de l’agence renommées
Les aides de l’agence ont par ailleurs été renommées pour plus de clarté, dans la continuité des subventions « Habiter Mieux ». Les programmes ont été baptisés « Habiter sain », « Habiter serein », « Habiter facile » et « Louer mieux ».
« Habiter sain » concerne notamment l’amélioration d’un logement dégradé voire insalubre. Elle peut être utilisée pour la rénovation de réseaux d’eau, d’électricité ou de gaz, le confortement de fondations ou le remplacement d’une toiture... « Habiter sain » finance quant à lui jusqu’à la moitié du montant des travaux, pour un maximum de 10 000 euros, selon les conditions de ressources des bénéficiaires.
« Habiter serein » finance quant à lui la remise en état d’un logement pour des travaux de plus grande ampleur. L'aide finance jusqu’à la moitié du montant des travaux et jusqu’à 25 000 euros, selon les conditions de ressources des bénéficiaires.
Avec « Habiter facile », l’Anah peut contribuer aux travaux d’adaptation d’un logement au vieillissement ou au handicap en finançant l’installation d’un monte-escalier ou l'adaptation d'une salle de bain par exemple… L’aide peut financer jusqu’à la moitié du montant des travaux et atteindre jusqu’à 10 000 euros, selon les conditions de ressources des bénéficiaires.
Dématérialisation des démarches
Un service, le site monprojet.anah.gouv.fr, a été déployé entre janvier 2018 et janvier de cette année. Les propriétaires occupants et les syndicats de copropriétaires peuvent par ce biais créer leur dossier directement en ligne, sans avoir à remplir de formulaire papier. Les délais de paiement (7 jours en moyenne en 2019 contre 23 en 2018), ont pu être considérablement accélérés. La plateforme rencontre un franc succès : « au cours des trois derniers mois, 79% des demandes ont été faites de manière dématérialisée », note l’agence. L’Anah prépare cette année l’ouverture du service aux propriétaires bailleurs y compris en territoires ultramarins.
Le registre d’immatriculation des copropriétés (www.registre-coproprietes.gouv.fr), créé en novembre 2016, permet, lui, aux copropriétés de s’immatriculer en ligne, rapidement et simplement. Il a pour vocation de recenser l’ensemble des copropriétés du pays pour mieux connaître le parc existant. Plus de 365.000 sont d’ores et déjà immatriculées, ce qui permettra de mettre à disposition des collectivités territoriales des outils statistiques très utiles afin de mieux connaître leur territoire et ainsi calibrer au plus juste leurs politiques en faveur de l’habitat privé.
L’Anah va proposer dans les prochaines semaines une plate-forme numérique de l’habitat pour orienter et informer les propriétaires. « Elle rassemblera une information neutre et complète pour tous ceux qui veulent mener un projet d’investissement locatif et/ou de d’amélioration de leur logement ; elle permettra également de les accompagner pas-à-pas et de façon innovante dans leur projet », note l’agence.
« Moderniser les outils de l’Anah était indispensable pour faciliter la vie des propriétaires qui souhaitent s’engager dans un projet et un parcours de travaux. Les besoins du parc privé sont si importants, on ne peut pas accepter que les gens renoncent par peur de la complexité administrative», affirme Julien Denormandie, ministre de la ville et du logement
« Ce chantier profond de modernisation de nos outils n’est pas terminé ; il va améliorer la visibilité des aides qui existent et simplifier les démarches pour permettre à tous ceux qui y ont droit d’en bénéficier. Il s’agit pour nous de créer un réflexe « Anah » chez tout particulier qui souhaite démarrer des travaux de rénovation et se renseigner sur les aides publiques disponibles », note Valérie Mancret-Taylor, directrice générale de l’Anah.
