Pour Luc Mettetal, agent immobilier dans le sixième arrondissement, il existe de fortes disparités de prix dans ce secteur très prisé de Lyon.
Le sixième est-il un arrondissement homogène en termes de prix ?
Il y a des grands écarts comme de partout dans Lyon. On trouve des appartements très luxueux, des appartements entièrement rénovés avec climatisation mais également des appartements plus vétustes. Les gens sont en outre très sensibles à l’intérieur des appartements et de la copropriété. Il y a de ce fait des écarts de prix assez conséquents. On peut ainsi trouver des biens allant de 2500 euros le mètre carré à 5500-6000 euros le mètre carré. Certains programmes neufs peuvent notamment se vendre à ce niveau de prix, du fait de l’offre restreinte de ce type de biens dans le sixième arrondissement.
Quel est le secteur le plus coté du sixième?
Le secteur le plus recherché est le quartier Foch, et le secteur compris entre le cours Franklin Roosevelt et le parc. Sur ce quartier, il faut compter 4000 euros le mètre carré. Sur le secteur des Brotteaux, on sera sur des prix plus proches des 3800 euros le mètre carré.
Le sixième s’étend au-delà de la voie ferrée, dans le quartier Bellecombe. On imagine que les prix dans ce secteur ne sont pas les mêmes…
Dans le secteur Bellecombe, les prix tombent à 3200 euros le mètre carré en moyenne. Après, on observe des disparités importantes dans les immeubles de ce quartier : on trouve dans ce quartier des immeubles vétustes et des immeubles des années 90.
Assistez-vous à une pénurie de biens à la vente, et du coup à une envolée des prix, comme dans de nombreux secteurs de Lyon?
Il y a en effet très peu d’offre en ce moment. On a beaucoup de grands appartements, et quelques T3, T2, et studio, mais moins que d’habitude. Ceci étant, il existe des limites à la hausse des prix, ces derniers ne pouvant pas monter jusqu’au ciel. Il y a une bonne demande, mais il y a également beaucoup d’investisseurs, qui, eux, ne sont pas pressés, et qui n’achètent pas à n’importe quel prix.
Sur quels types de biens se portent justement les investisseurs?
Ils recherchent des biens qui vont du studio au T5. Beaucoup achètent, non pas pour le rendement, mais pour détenir un placement sûr. Un appartement dans Lyon 6° offre une certaine sécurité.
Existe-t-il des types de biens surreprésentés dans le secteur?
Il y a beaucoup d’immeubles avec des T4 de petites surfaces, et a contrario une pénurie de garages. Un bien qui dispose de ce type de prestations a de ce fait beaucoup plus de chances d’être vendu. Concernant les prestations, on trouve certes des biens disposant de boiseries, plafonds à la françaises, parquets, mais aussi des appartements entièrement restaurés par des décorateurs. Il existe de nombreux biens qui n’ont pas eu de travaux depuis 20 ou 30 ans.
Quant à la généralisation du DPE sur les annonces, avez-vous ressenti un impact ?
Beaucoup d’acheteurs nous demandent désormais les différents diagnostics au moment de la visite, tant le DPE que le diagnostic électrique. Si vous avez un appartement mal isolé, ou qui nécessite des travaux électriques importants, les acquéreurs auront autant d’arguments pour discuter.
