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Le groupe a publié en cours de semaine dernière ses résultats semestriels.
Foncière Inea a annoncé en courant de semaine dernière ses résultats semestriels consolidés au 30 juin 2019. Son chiffre d’affaires consolidé s’affiche en hausse marquée sur 12 mois, de 17,8%, à 21,4 millions d’euros.
L’entrée en exploitation de certains immeubles, comme Nancy ARS (juin 2018), N2 Office (juin 2018), Lyon Portes du Rhône (juin 2018), Lyon Limonest (sept. 2018), Schiltigheim (oct. 2018), Grenoble Econocom (déc. 2018), Lyon Silk (janvier 2019) et Taverny (fév. 2019), explique notamment cette performance. Ces immeubles ont généré 2,4 millions d’euros de revenus supplémentaires.
Le chiffre d’affaires affiche une progression sensible à périmètre constant, de l’ordre de 5,6%, bénéficiant à la fois de l’indexation des loyers et de la fin de périodes de franchise accordées.
La foncière a fait état d’une activité locative « très soutenue » au cours du premier semestre, avec la signature de 41 nouveaux baux portant sur plus de 29.500 m² (+13%). « L’année 2019 concentrait 47.000 m² sous option de libération. Près de 80% de ces options n’ont pas été exercées ou n’ont pas donné lieu à départ effectif, les locataires ayant été maintenus dans les lieux. Ainsi 50% de l’activité locative du semestre a porté sur des renouvellements de baux, et le taux d’occupation s’est maintenu à 91,9% au 30 juin 2019 », résume le groupe dans son communiqué.
Le groupe a également indiqué que la compression des taux dans les principales métropoles régionales actée par les experts et la commercialisation d’immeubles récemment livrés (ou à livrer sous six mois) « ont été source de création de valeur » pour elle. Ceci lui a en effet permis d’enregistrer une variation de juste valeur de près de 13,1 millions d’euros ce semestre, contre 6,4 millions d’euros douze mois plus tôt. Le taux de capitalisation droits compris moyen ressortant des expertises s’élève à 6,37%.
On notera que la baisse du résultat des sociétés mises en équivalence (-85%), liée à la liquidation du portefeuille constitué en co-investissement avec Foncière de Bagan, explique la stabilité du résultat net récurrent. Hors impact des sociétés mises en équivalence, ce résultat net récurrent affiche une croissance de 31%.
Au final, le résultat net de Foncière INEA s’affiche en forte hausse, de l’ordre de 50% sur 12 mois. Elle s’établit à plus de 21 millions d’euros au 30 juin.
Concernant son patrimoine, la foncière poursuit son développement et a pris position au cours du premier semestre sur 3 nouvelles opérations de bureaux à acquérir en VEFA pour 34 millions d’euros, alors que les arbitrages, essentiellement sur le périmètre Foncière de Bagan, ont porté sur 11 millions d’euros. Ces nouvelles opérations, combinées à l’appréciation du patrimoine existant, permettent à la valeur du portefeuille d’atteindre 795 millions d’euros droits compris, soit une hausse de 5,4% sur 6 mois.
Le portefeuille est composé à 83% d’immeubles de bureaux, situés dans les principales métropoles régionales (88%). Ce sont près de 600 millions d’euros (75%) qui étaient en exploitation au 30 juin. Le solde, soit près de 200 millions d’euros d’actifs, constitue pour sa part « un gisement de croissance pour les semestres à venir », note la foncière.
Augmentation de capital de 96 millions d’euros
Foncière Inea a réalisé à la mi-avril une augmentation de capital de 96 millions d’euros (prime d’émission incluse), portant ainsi son capital social à 121,7 millions d’euros et le nombre d’actions en circulation à 8.455.859 (+41%). L’opération permet à court terme à la société d’abaisser significativement son taux d’endettement et à plus long terme de poursuivre son développement, dans l’objectif d’atteindre le milliard d’euros en patrimoine d’ici fin 2021.
L’endettement de la foncière au 30 juin s’élevait à 262 millions d’euros, après remboursement dans les derniers jours du semestre de l’emprunt obligataire de 30,3 millions d’euros levé en 2013 et arrivé à son échéance finale. La maturité de la dette est de 4,5 ans et son coût a été abaissé à 2,37% (1,90% hors emprunts obligataires). Une dette sécurisée à hauteur de 79% contre le risque de fluctuation des taux (pourcentage augmenté à 90% début juillet).
« La prise de valeur significative du portefeuille enregistrée au cours du premier semestre 2019 reflète le dynamisme des marchés régionaux et la pertinence des investissements réalisés par Foncière INEA. Neufs, aux normes environnementales, en un mot « verts », ces actifs répondent aux besoins exprimés aujourd’hui par les clients locataires. Au-delà de cette prise de valeur, les agrégats opérationnels de Foncière INEA sont en forte hausse et traduisent la croissance saine de la société, en phase avec les objectifs fixés», a indiqué Philippe Rosio, le président-directeur général du groupe.
