Les ventes de logements neufs ont reculé de 16,9 % aux États-Unis en février. Le prix médian pourrait bientôt passer sous les 200.000$. En cause, le surcroît de stocks de logements existants qui met la pression sur l'ensemble du marché.
Nouvelle alerte sur l'immobilier américain. Les ventes de logements neufs ont en effet fortement chuté le mois dernier aux États-Unis, de 16,9 %. 250 000 ventes ont ainsi été enregistrées au cours du mois de février. Les analystes s'attendaient un chiffre nettement supérieur, de l'ordre de 290 000, même si le chiffre de janvier a, lui, été révisé à la hausse, à 301 000, contre 284 000 précédemment annoncé. Si l'on compare ces chiffres à ceux de février 2010, les ventes sont en chute libre de 28 %.
Selon les chiffres divulgués aujourd'hui par le département du Commerce américain, toutes les régions ont été touchées. Dans le nord-est, les ventes ont même baissé de plus de 50 % par rapport au niveau de l'an dernier.
Pourquoi une telle chute ?
Parmi les explications au phénomène, on trouve bien sûr un taux de chômage particulièrement élevé, une économie en faible croissance, mais également le phénomène des saisies immobilières, qui contraint certains propriétaires à vendre des logements existants au-dessous du prix du marché. C'est d'ailleurs ce qu'expliquait le RICS dans sa dernière étude sur le sujet.
Du fait de la présence sur le marché de logements existants de très bonne qualité, mais à des prix très compétitifs, le prix des logements neufs est ainsi mis sous pression. L'écart entre le prix d'un logement neuf et d'un logement existant s'est creusé depuis la crise. Le prix médian d'un logement neuf est ainsi de 202 100 $, alors même que le prix médian d'un logement existant n'est que de 156 100 $.
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(Flickr CC/Kevin Shorter)
