<p>Martine Guibert (SDH/LPI)</p>
Un accord a été signé avec l’Etat, la SNCF et les collectivités pour réaliser des travaux sur la ligne et assurer une réouverture dès 2022.
Martine Guibert, vice-présidente déléguée aux transports, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole et Yann Mongaburu, vice-président de la Métropole délégué aux déplacements, participaient jeudi, aux côtés de représentants des conseils départementaux de la Drôme et de l’Isère, au comité de pilotage interrégional de l’étoile ferroviaire de Veynes à Valence. La réunion du Comité a permis de conclure le tour de table financier d’une première phase de régénération de la ligne Grenoble-Gap qui permet d’écarter toute menace de fermeture. Un accord a été signé avec l’Etat, la SNCF et les collectivités pour réaliser les travaux indispensables sur la ligne et assurer une réouverture complète dès 2022.
Une bonne nouvelle pour la Métropole de Grenoble
« La Métropole est mobilisée depuis le début de la mandature en cours pour la pérennisation de la liaison ferroviaire entre Grenoble et Gap, une mobilisation qui s’est notamment traduite par une participation inscrite dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020. Elle poursuivait depuis l’origine un objectif simple : pas de fermeture et pas de suspension des circulations sauf pour la réalisation de travaux. Si beaucoup de temps a de toute évidence été perdu, un temps qui ne peut malheureusement pas totalement être rattrapé, l’essentiel est que cette mobilisation, partagée avec de nombreux usagers et citoyens comme avec de nombreux maires et présidents d’intercommunalité, porte aujourd’hui ses fruits. Enfin ! », a indiqué dans un communiqué le président de la Métropole de Grenoble, Christophe Ferrari.
« C’est ainsi pas moins de 22,5 millions d’euros qui seront mobilisés par les partenaires sur son versant situé en région Auvergne-Rhône-Alpes. La Métropole y prend naturellement toute sa part, convaincue de l’importance de la préservation d’une liaison ferroviaire à travers les Alpes du sud, qui sera pour partie le support du futur ‘RER’ métropolitain, et solidaire de l’ensemble des territoires desservis», a souligné l’élu. La Région investit, elle, au total 9,8 millions d’euros pour sauver le Grenoble-Gap.
La Région elle aussi satisfaite
Laurent Wauquiez, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, s’est ainsi réjoui dans un communiqué de la signature d’un accord enfin obtenu lors du comité de pilotage, après des mois de négociations. Il a rappelé qu’il avait fait du sauvetage des petites lignes ferroviaires du territoire « une priorité de son mandat » et qu’il s’était engagé « avec force » pour le maintien de la ligne Grenoble-Gap.
« La Région a obtenu la finalisation et la signature du Plan de financement des travaux de la Ligne Grenoble Gap. Après des mois de négociations avec l’État et SNCF Réseau, un accord a été signé aujourd’hui pour une première vague de travaux d’un montant total de 22,5 millions d’euros », a indiqué la Région dans un communiqué, précisant qu’en 2016, Laurent Wauquiez héritait « d’une bombe à retardement avec 830 km de lignes menacées ».
« L’exécutif régional a donc pris ce dossier à bras le corps et a lancé fin 2016 un plan de sauvetage des petites lignes ferroviaires prévoyant un programme d’investissement de 264 millions d’euros jusqu’en 2020, dont 111 millions d’euros par la Région », a-t-elle ajouté.
«Je m’étais engagé à sauver le Grenoble-Gap. Nous nous sommes battus, tous ensemble, et avons maintenu la pression pendant plusieurs mois. Aujourd’hui nous sommes fiers que son maintien soit enfin acté. Cela permettra la réouverture totale de la ligne en 2022», a déclaré Laurent Wauquiez.
«Je suis fière d’appartenir à un exécutif régional qui tient ses engagements, je suis fière d’appartenir à un exécutif qui a su fédérer l’ensemble des collectivités locales pour sauver la Ligne Grenoble Gap. Cette ligne ferroviaire est véritablement d’intérêt régional puisqu’elle dessert l’axe Sud de Grenoble vers Vif et le Trièves d’une part et d’autre part elle relie notre territoire aux Hautes Alpes, elle créée un lien fort entre nos territoires. C’est donc une fierté collective de pouvoir sauver cette ligne», a de son côté déclaré Martine Guibert.
