<p>(SDH/LPI)</p>
Selon le courtier en crédit immobilier Emprunt Direct, les taux de crédit immobilier ont de nouveau augmenté en janvier dans la région.
Les taux de crédit immobilier continuent leur remontée en région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est ce qu’a indiqué le courtier en crédit immobilier Emprunt Direct dans son dernier baromètre régional mensuel, qui se base sur les barèmes communiqués par ses établissements partenaires. Après deux mois de hausse généralisée, ceux-ci ont en effet de nouveau progressé en janvier dans la région. Ces hausses sont plus ou moins marquées suivant la qualité du dossier de l’emprunteur.
« Après avoir concerné plus particulièrement les excellents profils en décembre, les relèvements de taux ont notamment été, ce mois-ci, davantage appliqués pour les autres catégories d'emprunteurs, avec des hausses marquées, de l’ordre de 15 points de base suivant les durées », note l’intermédiaire qui souligne qu’en janvier, un ménage disposant d’un bon dossier pourra par exemple prétendre, sur 10 ans, à un taux de 0,95%, là où il pouvait espérer 0,85% en décembre.
Progression jusqu’à 15 points de base
« Les taux en Auvergne-Rhône-Alpes ont de nouveau progressé jusqu’à 15 points de base par rapport à décembre sur certaines maturités de prêt et profils de dossier. L’absence de perspective d’une amplification de la politique de quantitative easing et le lancement par la nouvelle présidente de la BCE, Christine Lagarde, d’une revue stratégique du cadre de la politique monétaire de l’institution ont eu pour effet de faire remonter les taux sur les marchés obligataires », analyse Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct, dans un communiqué.
Selon lui, « la production a été dopée en 2019 par une nette baisse des taux, les banques ayant jusqu’en août, anticipé l’abaissement d’un des taux directeurs de la BCE et la reprise du quantitative easing. Après une concrétisation en septembre, les opérateurs ont néanmoins fait évoluer leurs anticipations à la hausse sur les marchés de taux ».
Mise en garde du HCSF
Les dernières mises en garde des autorités prudentielles semblent également avoir un impact. « La production et la croissance de l’encours tendent à inquiéter le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui a récemment émis une recommandation visant à ne pas octroyer de crédit immobilier sur une durée supérieure à 25 ans, et à ne pas accepter de dossiers dans lesquels les remboursements représenteraient plus de 33 % des revenus du ménage. L’autorité a également souhaité attirer l’attention des établissements sur l’importance d’une tarification adaptée du crédit immobilier, ne fragilisant pas le modèle français de financement de l’habitat. Depuis quelques semaines, on observe ainsi un resserrement des conditions d’octroi », conclut-il.
