<p>(SDH/LPI)</p>
Le secteur a alerté le gouvernement et demande un arrêt temporaire des chantiers afin de s’organiser.
Le secteur de la construction a ce mardi « demandé instamment au Gouvernement d’arrêter temporairement les chantiers, à l’exception des interventions urgentes, et de lui laisser une dizaine de jours pour s’organiser ». Pour les entreprises de bâtiment et de travaux publics, « la santé et la sécurité des personnes est une priorité absolue ». Même si le confinement total n’a pas été mis en place, de plus en plus d’entreprises le décident, et ce d’autant plus que les difficultés d’approvisionnement vont grandissantes
« Face à des mesures de protection qui ne sont pas toujours assurées pour les salariés, en l’absence notamment de masques de protection, face à des donneurs d’ordre qui, de manière éparpillée, arrêtent certains chantiers, face à des difficultés majeures d’approvisionnement, face à certaines interventions des forces de l’ordre pour interrompre des chantiers, le BTP est confronté à une désorganisation, à des risques sanitaires et à une incompréhension mêlée d’inquiétude légitime à la fois des chefs d’entreprise et des salariés », ont indiqué la fédération nationale des travaux publics (FNTP), la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), et la Fédération française du Bâtiment (FFB).
Ces organisations ont ensuite rappelé que le BTP employait plus de 2 millions de salariés en France sur tout le territoire national. « Il est de notre responsabilité collective de limiter au maximum les risques de propagation du coronavirus et de trouver avec le Gouvernement des solutions pour protéger la santé des salariés et assurer la poursuite de l’activité dans de bonnes conditions », ont-ils conclu.
