<p>La Métropole de Lyon (SDH/LPI)</p>
Le conseil de la Métropole de ce lundi a mis en lumière d'importantes divergences en matière de vision sur le logement entre les différents groupes politiques.
Avant le vote sur l'expérimentation de l'encadrement des loyers, les élus des différents groupes politiques ont, tour à tour débattu sur la nécessité d'encadrer les loyers dans les deux principales villes de la Métropole.
«Pouvoir déposer un tel dossier dans les 100 premiers jours du mandat témoigne de la priorité qui est la nôtre, rappeler que le droit à l’habitat est un droit fondamental », a d’emblée indiqué Renaud Payre, le vice-président de la Métropole de Lyon, pour présenter le projet. «Aujourd’hui, le logement est le principal point de tension pour les habitants et les habitantes de la Métropole. Bon nombre d'entre eux et d'entre elles - et un nombre de plus en plus important - ne sont plus en mesure soit d'accéder à un premier logement, soit même de déménager alors que leur foyer peut évoluer », a indiqué l’élu, qui a rappelé que le loyer médian était de plus de 12€ le m² par mois sur Lyon et Villeurbanne, et même pour les petites surfaces de plus de 16€ le m² par mois. Celles-ci dépassent même régulièrement les 20€ et constituent une priorité pour la Métropole, a rappelé Renaud Payre.
Selon lui, cette question de l'encadrement des loyers et, plus largement celle du logement, posent la question de la vision de la Métropole. « La question est relativement simple : voulons nous une région parisienne bis, excluant de plus en plus loin les classes populaires et les classes moyennes ? Voulons-nous d’une augmentation du coût du logement effrénée au nom d’une opposition à toute forme de régulation du marché ? Nous sommes à un moment de choix, avant qu'il ne soit trop tard. Il est donc temps d’agir. Et nous le pouvons, car la loi ELAN rend possible l'expérimentation », a indiqué Renaud Payre.
« Métropole en commun » se félicite de cette décision
Mathieu Azcué, du groupe Métropole en commun, s’est félicité de cette décision d’encadrer les loyers. «Le groupe ‘Métropole en commun’ se félicite de cette décision vers une régulation des prix des loyers dans le parc privé pour les grands lyonnais. Nous l'avions demandé au mandat précédent, sans succès, ni sous M. Collomb, ni sous M.Kimelfeld », a-t-il indiqué.

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