Les chiffres trimestriels de la FNAIM montrent une hausse des prix limitée à 1.9% en F'rance sur les trois premiers mois de l'année.
La perspective d’un blocage du marché se confirme peu à peu. La FNAIM, qui a communiqué jeudi ses chiffres trimestriels dans sa traditionnelle note de conjoncture, fait état d’une hausse des prix mesurée en France au titre du premier trimestre 2011. Les prix n’ont en effet augmenté que de 1.9% entre le dernier trimestre 2010 et le début de cette année, une hausse pour une large part due au prix des maisons.
Selon le réseau, on observe même un certain ralentissement des transactions, sans toutefois donner de chiffre concernant le volume d'activité. Cette tendance doit toutefois être relativisée, selon la FNAIM, par le fait qu’au premier trimestre, les ventes sont traditionnellement plus faibles que dans le reste de l’année.
Les prix à la hausse en Rhône-Alpes
Le prix moyen au mètre carré ressort à 2.515 euros pour l'ensemble des logements anciens, à 3.060 euros pour les appartements et à 2.129 euros pour les maisons. Pour ces dernières, la hausse s'établit ainsi à 4.2%, contre -0.3% pour les appartements. L’exception parisienne, si souvent mise en avant, n'a désormais plus court. Les prix n’ont en effet progressé que de 2% en rythme annuel dans la capitale et s'avèrent même être en baisse de 2% si on les compare au quatrième trimestre 2010.
En revanche, la hausse des prix est, elle, assez marquée en rythme annuel en Rhône Alpes: +6.5% pour les maisons et +4.5% pour les appartements, soit des chiffres bien supérieurs à ceux enregistrés pour chaque type de biens au niveau national.
Néanmoins la FNAIM se veut optimiste: elle pense que les prix des logements anciens devraient encore enregistrer une hausse en 2011, malgré la hausse des taux de crédit immobilier, la pénurie de biens mis en vente, ainsi que l'attrait sans cesse renouvelé des Français pour les résidences secondaires. La FNAIM prévoit une hausse de 3% maximum en 2011.
