<p>(SDH/LPI)</p>
C'est ce qu’a indiqué Emprunt Direct dans son dernier baromètre régional.
Selon Emprunt Direct, les taux de crédit immobilier n’ont pas évolué en novembre. Selon l’intermédiaire, les grilles n’ont, depuis le mois d’août, quasiment plus bougé en Auvergne-Rhône-Alpes. « Un contexte particulier, marqué par le confinement, a un impact direct sur l’activité du marché du financement immobilier. On peut en effet d’ores et déjà anticiper une baisse des transactions liée au reconfinement, à l’absence de visites immobilières pendant un mois, et à des conditions de prêt toujours plus strictes. Même si on peut penser un trou d’air moins marqué qu’en mars-avril, la production de crédit devrait s’en trouver affectée », indique Emprunt Direct.
L’intermédiaire note que du point de vue des profils, une proportion toujours plus importante de refus de prêt est constatée après étude des dossiers. « Et même en amont, un nombre important d’établissements refusent d’examiner certaines demandes de crédits, un fait qui avait déjà cours depuis la rentrée. Ceci tend ainsi à exclure une part croissante de ménages éligibles au financement, comme les primo-accédants et investisseurs, mais également de travailleurs salariés ou indépendants de certains secteurs comme la restauration, les commerces, l’aérien, ou encore l’événementiel », indique le courtier.
Il note également que les emprunteurs doivent jouer sur la durée des prêts, avec une moyenne des maturités qui tend à augmenter, et se situe désormais un peu au-delà des 20 ans. « C’est le cas pour plus de la moitié des dossiers », note Emprunt Direct qui souligne que la durée des prêts est ainsi, pour une part majeure des emprunteurs, échelonnée sur une durée comprise entre 20 et 25 ans.
Les banques sélectives
Si les chiffres de la Banque de France publiés en début de mois montrent une hausse de la production de crédit à l’habitat en septembre par rapport à août, avec une production mensuelle, hors renégociationsde 18,9 milliards d'euros, contre 16,8 milliards un mois plus tôt, « cette tendance pourrait être contrariée par un mois d’octobre un peu moins actif et par le reconfinement, qui devrait avoir des conséquences négatives sur la production annuelle ».
« Ceci serait susceptible d'avoir un impact plus global sur le marché immobilier, le levier du financement n’étant plus à même, pour certains ménages, d’absorber la progression des prix, comme c’était le cas il y a encore quelques mois. La sélectivité reste de mise suite aux recommandations édictées il y a un an par le HCSF. Les banques refusent encore d'accorder des prêts à des candidats emprunteurs dont le taux d'effort serait supérieur à 33%, et pour lesquels la maturité de prêt dépasserait les 25 ans, voire même chez certaines banques, 20 ans. Ceci pourrait faire pression de manière importante dans les prochaines semaines sur le périmètre du marché du crédit à l’habitat. Avec la crise économique actuelle, une augmentation du taux de défaut est à anticiper, ce qui est de nature à exacerber la prudence des banques qui font face à une augmentation du coût du risque », conclut Emprunt Direct.
