<p>Vue sous le pont de la Brasserie, avant les trémies du centre d'échanges (SDH/LPI)</p>
Celui-ci est situé en face de la Brasserie Georges. Il assure la jonction entre le tunnel sous Fourvière et la M7.
Le pont de la Brasserie présente aujourd’hui des fragilités au niveau de ses poutres béton. Situé en face de la Brasserie Georges, dans le deuxième arrondissement de Lyon, Il assure la jonction, dans la continuité du tube sud, entre le tunnel sous Fourvière et la M7.
Construit en 1972-1973, sous le mandat de Louis Pradel, il est surveillé activement depuis septembre 2020, du fait de fissures détectées. Or ses fragilités s’accroissent et imposent d’intervenir rapidement afin de permettre d’assurer la continuité des déplacements sur l’ouvrage en toute sécurité.
« En effet, les fissures apparues lors de l’inspection d’il y a un an sont de plus en plus actives, notamment sous le passage des poids lourds qui empruntent le pont. Une intervention sur une longueur de 150 mètres s’avère donc indispensable pour sécuriser l’ouvrage par le dessous de celui-ci. Des travaux conservatoires se sont déroulés fin juillet mais il est nécessaire d’intervenir de nouveau pour poser de nouveaux étais avant la mise en œuvre d’une solution technique de réparation pérenne ».
Métropole de Lyon
Cette intervention se déroulera cette semaine, du 20 au 26 septembre. Il s’agit de l’implantation, de nuit, avec coupure du quai Gailleton, des étais et des portiques métalliques destinés à seconder les poutres en béton fragilisées, en cas de rupture d’une poutre.
« Dans le cadre de ces travaux de sécurisation du pont, les voies de gauche, déjà fermées dans le sens Marseille-Paris seront également fermées à la circulation dans le sens nord-sud et entraîneront une réduction de la vitesse autorisée pour une durée encore indéterminée. Ces mesures risquent de provoquer des ralentissements aux heures de pointe ».
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La collectivité précise qu’une nouvelle semaine de travaux sera nécessaire pour sécuriser et renforcer le dispositif à la fin du mois d’octobre, mais sans contrainte supplémentaire sur la circulation. D’ores et déjà, la Métropole envisage de placer le pont sous haute surveillance grâce à une installation complémentaire de capteurs.
La Métropole souligne un carence en matière d’entretien.
« Le pont de la Brasserie est un nouvel exemple de l’état du patrimoine routier dont la Métropole a hérité ces dernières années. Vieillissant, insuffisamment entretenu par les maîtres d’ouvrage précédents, ce patrimoine va nécessiter des travaux de grande ampleur dans les prochaines années. Certains chantiers provoqueront inévitablement des contraintes de circulation et pèseront lourdement sur les finances de la Métropole. »
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