Les ventes ont progressé de 64% sur les neuf premiers mois de 2009 au niveau national. La Fédération des promoteurs immobiliers prévoit 115.000 transactions. Lyon fait exception avec une baisse de 4% des ventes.
La tendance reste bonne dans l'immobilier neuf. La fédération des promoteurs immobiliers a fait part ce matin des ventes de logements sur les neuf premiers mois. Au niveau national, les ventes progressent de 64% sur le mois, soit 53606 logements de janvier à fin septembre. Seul bémol, le chiffre des ventes sur le troisième trimestre est en retrait par rapport au deuxième trimestre : -15% par rapport au deuxième trimestre 2010, avec 16274 logements vendus. Côté prix : la tendance est toujours à la hausse, avec une hausse de 6.8% des prix au mètre carré des logements collectifs réservés.
L'aire urbaine de Lyon fait exception dans ce panorama dressé par les promoteurs, avec une baisse de 4% sur les trois premiers trimestres 2010, soit 4329 ventes. Une des explications à ce phénomène n'est autre que la très forte baisse des ventes en bloc, qui se sont raréfiées. Les réservations ont notamment baissé de 72%, avec 263 réservations depuis le début 2010.
Parmi les acquéreurs, on notera que ceux qui utilisent par la suite leur bien sont minoritaires à Lyon : à peine 36% sur les trois premiers trimestres. Parmi eux, on note que la contribution des ventes en TVA réduite représente 54 % des réservations nettes d’utilisateurs, due en grande partie au Pass Foncier. La majorité des ventes est ainsi le fait d'investisseurs, leur part ayant constamment progressé au cours de l’année 2010, passant de 57% au début de l'année à 70 %.
Le dispositif Scellier en faveur des investissements locatifs neufs explique en grande partie la forte hausse observée au niveau national depuis le début de l'année. Ceux-ci représentent en effet 66% des ventes sur les 9 premiers mois de 2010. Symptomatique de cette mainmise du marché par les investisseurs : les studios, 2 et 3 pièces représentent, selon la fédération, 80% des ventes. Soit une proportion bien supérieure à celle des dispositifs actuels en faveur de l'accession à la propriété.
Côté commercialisations, celles-ci sont elles aussi plus élevées que lors des neuf premiers mois de 2009 : elles ont progressé de 62%, soit 53044 unités. Une progression inférieure à celle des mises en vente qui n'a pas permis aux promoteurs de restocker.
Dans l'aire urbaine de Lyon, on assiste au même phénomène : l'offre commerciale représente seulement 5 mois d'écoulement,malgré un doublement des mises en vente. Celles-ci sont en effet passées de 2 177 sur les trois premiers trimestres 2009 à 4 323 sur les trois premiers trimestres 2010 . L'offre disponible s'est ainsi restreinte, du fait du haut niveau des ventes, avec 8443 logements disponibles.
Du coup, l'offre commerciale est en retrait. De 46255 logements disponibles à la fin du premier trimestre 2009, celle-ci a fondu à 29076 logements fin septembre. Une baisse de plus de 17000 logements sur 18 mois, dont un recul de 4000 sur les seuls trois derniers mois. En cause, « des difficultés pour mobiliser du foncier et reconstituer une offre suffisante afin de répondre aux besoins» explique la FPI. L'offre ne représente désormais plus que 5,4 mois de vente.
