<p>Bruno Bernard (SDH/LPI)</p>
Le président de la Métropole de Lyon a réagi face à la décision du gouvernement de poursuivre les études relatives à la mise en œuvre du projet d’élargissement de l'autoroute.
Consécutivement à une concertation qui s'était tenue pendant plusieurs mois, le Gouvernement a décidé, ce 21 décembre, de poursuivre les études relatives à la mise en œuvre du projet d’élargissement à deux fois trois voies de l’autoroute A46. Cette décision a fait réagir Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon. Lors du Conseil métropolitain du 27 septembre, la majorité des élus s’était en effet exprimée contre ce projet. Selon lui, « cette opposition métropolitaine relaie celle des maires concernés par un projet inapproprié ».
Une nouvelle phase d’échanges devrait être engagée avec les acteurs concernés, sous l’égide du Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais malgré cela, la Métropole souligne que « cet élargissement, au coût très élevé de 250 millions d’euros, ignore sa stratégie globale, en concertation avec les collectivités, de réduction du trafic individuel sur cet axe, notamment grâce aux transports en commun et au covoiturage ». Par ailleurs, ce projet va selon elle à l’encontre des promesses gouvernementales de privilégier le transport de marchandises par le rail.
Une décision « anti-climat »
«La décision que prend le Gouvernement au sujet de l’A46 Sud est anti-climat et ignore totalement les avis des collectivités et communes concernées. Prioriser l’accroissement des capacités routières d’un tel axe irait à l’encontre de nos efforts de rééquilibrage du transport sur le territoire métropolitain et freinerait le développement d’alternatives efficaces et bien plus respectueuses de l’environnement. Il est possible de contenir le trafic sur l’A46 en proposant des alternatives crédibles. D’un point de vue global, la stratégie de la Métropole de Lyon ne consiste pas à dévier le trafic, mais à le réduire, tout en satisfaisant les besoins bien légitimes de déplacement de nos habitants. »
Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon
Selon la collectivité, la transformation du SYTRAL en établissement public, au 1er janvier 2022, « offre une belle opportunité pour renforcer la desserte en transports collectifs du Pays de l’Ozon, jusqu’ici pilotée par la Région ».
La Métropole affiche en outre « une volonté forte de coopération avec les territoires voisins en matière de covoiturage, en particulier avec les agglomérations de Vienne-Condrieu et des Portes de l’Isère ». La Métropole insiste sur le fait que « si la Région concrétise ses intentions », elle et le SYTRAL veulent contribuer au développement d’un service express métropolitain vers ces deux territoires, « combinant à terme une desserte ferroviaire toutes les 15 minutes entre 6 heures et 23 heures et des cars express sur autoroute ».
