LPI Seloger a fait état dans le courant de la semaine dernière de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier.
LPI-Seloger a publié dans le courant de la semaine dernière son baromètre mensuel des prix de l’immobilier. Habituellement en février, le marché de l’ancien retrouve de la vigueur, et rebondit à l’approche du printemps, pour culminer en mars à son maximum de l’année. Compte tenu des délais de signatures des actes définitifs, il annonce la vague des emménagements qui se constatera jusqu’au début de l’été. Mais selon LPI-Seloger, cette année, « la demande reste hésitante ».
« La montée des incertitudes qui a accompagné la montée de l’inflation, les inquiétudes sur le pouvoir d’achat et les hésitations fréquentes à l’approche des grandes échéances électorales ont pesé sur le marché, bien avant le déclenchement de la guerre en Ukraine. Déjà en janvier les ventes avaient reculé de 5.7 % sur un mois. En février, elles baissent de 9% pour s’établir à près de 22 % sous leur moyenne de longue période. »
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Surtout, la transformations des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HSCF) en normes juridiquement contraignantes a un impact sur le marché.
« Le rationnement de l’accès au crédit mis en place par la Banque de France contrarie en effet la réalisation des projets d’achat d’une partie de la demande, comme la diminution du nombre de prêts à l’ancien octroyés en atteste. Les achats des particuliers sont devenus moins faciles à financer : non pas en raison de la hausse des prix de l’ancien, mais parce que les apports personnels exigés par les banques sont à des niveaux tels qu’une large partie de la demande potentielle est maintenant exclue du marché. »
LPI-Seloger
Et au final, ceci a un impact sur l’activité : le nombre des logements anciens acquis par des particuliers au cours des 3 derniers mois est en recul de 13.4 %, en glissement annuel.
Des prix toujours en hausse
Selon le baromètre, si la hausse des prix signés des appartements anciens avait ralenti durant tout le second semestre, depuis le début de l’année, l’augmentation retrouve de la vigueur. En février, le rythme de hausse a été de +0.5% sur les 3 derniers mois, en glissement trimestriel.

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