Les prisons Saint-Paul Saint-Joseph vont bientôt accueillir le campus de la faculté catholique, des logements ainsi que des bureaux et des commerces.
Après l'Hôtel Dieu, ce sera bientôt au tour d'un autre bâtiment historique de Lyon d'être réhabilité. Les prisons Saint-Paul Saint Joseph, datant du 19° siècle, qui n'accueillent plus aucun prisonnier depuis leur transfert à Corbas attendaient donc leur reconversion. C'est mercredi, au terme d'une ultime réunion technique, que le préfet du Rhône Jacques Gérault a annoncé le choix du dossier de transformation.
C'est finalement celui Sofade et Ogic, le candidat partenaire de l'Université catholique et de l'OPAC du Rhône qui a été retenu. Un campus de 5000 étudiants sur 35.000 mètres carrés devrait donc voir le jour dans 4 ans, au sein de bâtiments dont l'architecture devrait être préservée. En outre, on trouvera sur le site 126 logements étudiants, 90 appartements en accession libre, ainsi que 65 logements HLM, le tout réparti sur 15.000 mètres carrés. Des bureaux et commerces seront également présent sur le site, pour 10.000 mètres carrés, dont 712 mètres carrés uniquement dévolus aux commerces.
L'une des nouveautés portée par les architectes en charge du projet - Garbit et Blondeau, les studios Ory, l'Atelier Thierry Roche - sera également l'ouverture du site par une rue traversante qui débouchera place des archives, derrière la gare de Lyon Perrache.
Les aspects essentiels dans le choix du dossier étaient de quatre ordres : financier (40%), environnemental (20%), urbanistique (20%) et patrimonial (20%). Parmi les deux dossiers finalistes (Partouche, Nexity, Confiance avaient été recalés à l'issue d'un premier tour le 29 octobre), le concurrent de l'université catholique, Bouygues immobilier possédait un avantage certain sur le critère financier, le groupe ayant proposé 26.7 millions d'euros pour le site, contre 25 millions pour l'université catholique. Mais le dossier présentait moins de garanties du point de vue du respect du patrimoine, Bouygues envisageant une démolition puis une reconstruction à l'identique.
Si l'université catholique a également pu doubler, au final, son concurrent, c'est aussi du fait que son dossier ait été remanié en profondeur, avec notamment l'absence d'appel à des subventions d'Etat ou de collectivités territoriales, initialement envisagé. Désormais, 4 ans seront nécessaires pour réhabiliter le site, avec une ouverture prévue pour 2014.
