Les élus du territoire ont souligné que le projet Part-Dieu devenait le plus vaste programme de régénération urbaine sur un quartier tertiaire, avec 300.000 m² de bureaux existants à réhabiliter d'ici 2029.
A l'occasion du MIPIM, Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, et Grégory Doucet, maire de Lyon et président de la SPL Lyon Part-Dieu, ont fait, ce mercredi au MIPIM, un focus sur le projet Part-Dieu. Ils ont ainsi affirmé devant les participants à ce salon des professionnels de l’immobilier que le projet devenait le plus vaste programme de régénération urbaine sur un quartier tertiaire, avec 300.000 m² de bureaux existants à réhabiliter d'ici 2029.
Avec un tel volume de surfaces mutables, inégalé, le projet urbain piloté par la SPL place la Part-Dieu comme le premier quartier d’affaires français en régénération. Cette nouvelle ambition s’inscrit dans la stratégie nationale bas carbone et les orientations politiques impulsées en 2021 par la Métropole et la Ville de Lyon.
Cette régénération des bâtiments favorise, selon la Métropole, « un développement urbain plus vertueux, bénéfique tant sur le plan environnemental que sur le plan économique », mais aussi « la baisse de l’empreinte environnementale du patrimoine, tout en agissant sur l’amélioration de la qualité architecturale et d’usage des bâtiments ».
Pour les collectivités, il s’agit là d’« une source d’opportunités économiques pour les opérateurs et un levier pour la mutation des espaces publics du quartier ». En effet, adapter un bâtiment existant est plus vertueux que d’en construire un nouveau en termes d’empreinte carbone. La SPL Lyon Part-Dieu accompagne ainsi, au début de chaque projet immobilier, les porteurs de projet pour étudier comparativement le bilan carbone d’une démolition/reconstruction et d’une réhabilitation, à travers notamment l’analyse de cycle de vie du bâtiment (ACV).
Régénération tertiaire à grande échelle
Le quartier d’affaires lyonnais, qui a bénéficié d’un développement constant depuis les années 1970, accueille aujourd’hui 105 bâtiments tertiaires. La moitié de ceux-ci est concernée par le décret tertiaire. Actuellement, 120.000 m² sont actuellement en cours de réhabilitation au travers de différentes opérations, à l’image du New Age, d’Odessa, du Primatvera, ou de Next.
Mais des réhabilitations sont à venir, et vont constituer une nouvelle étape du projet urbain. Une étude lancée par la SPL Lyon Part-Dieu l’an dernier a révélé que près de 40 immeubles tertiaires sont désormais concernés par les décrets tertiaires, ce qui représente en tout plus de 300.000 m² à réhabiliter dans les prochaines années. Au total, plus de 50% des bureaux de la Part-Dieu seront, d’ici 2029, réhabilités sur le périmètre de la concession d’aménagement.
« Avec plus de 1,25 million de m² de bureaux, le 2ème quartier d’affaires de France bénéficie d’une attractivité forte vis-à-vis des utilisateurs et des investisseurs encore démontrée en 2022 : 76 000 m2 de demande placée et 500 millions d’euros d’investissements en bureaux. La dynamique économique du quartier constitue un facteur stimulant, rendant possible le financement de la régénération. Les investisseurs institutionnels privés possèdent 2/3 des actifs de la Part Dieu, ce qui accélère la prise de décision et rehausse le niveau d’ambition en matière de régénération, en participant à la responsabilité sociale des entreprises implantées à Lyon Part-Dieu. »
Métropole de Lyon

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