Ces centres sont mis en place depuis avril, alors que près de la moitié de cet hébergement se fait aujourd’hui en Ile-de-France.
Sur le front de l’hébergement d’urgence et celle du sans-abrisme, le parc n’a jamais été aussi développé, a souligné ce mercredi le ministère du logement, avec 205.000 places. Cependant, près de la moitié de cet hébergement se fait aujourd’hui en Ile-de-France. Et ceci peut mettre à mal l’accompagnement social indispensable pour aider les plus démunis.
C’est pour mieux accompagner les sans-abri que des centres temporaires d’hébergement ont été mis en place depuis avril en région. Ceux-ci permettent d’offrir, très rapidement, un hébergement et un accompagnement adaptés aux personnes à la rue et sur la base du volontariat, alors que la situation particulièrement tendue de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France ne permet pas de répondre à leurs besoins.
« Ces places temporaires dans ces espaces pour accueillir ces sans-abri vont permettre ensuite leur orientation dans des lieux d’hébergement pérennes adaptés à leur situation, pour permettre un accompagnement social de qualité. La mise en place de ce dispositif s’est faite en concertation avec les associations et acteurs des solidarités, qui contribuent aux côtés des services de l’Etat à la bonne information des personnes susceptibles d’être prises en charge dans ce cadre. »
Ministère chargé du logement
170 personnes ont rejoint ces centres d’hébergement temporaire
Les premières opérations se sont tenues en avril et ont permis à près de 170 personnes de rejoindre ces centres d’hébergement temporaire et d’y bénéficier d’un accompagnement répondant à leur situation. Le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, a demandé aux préfectures de travailler à la mise en place de ces centres en lien avec les élus locaux et les associations pour assurer la réussite de ce dispositif et permettre une prise en charge accélérée et adaptée des plus vulnérables.
« Ce dispositif d’accueil permet de mieux héberger et accompagner les personnes sans-abri vivant en Ile-de-France, où la très grande tension sur le parc d’hébergement ne permet pas de répondre à tous les besoins. Ce dispositif, grâce à un principe d’hébergement limité dans le temps, permet de mieux accueillir les sans-abri avant de les accompagner vers un logement pérenne et une insertion sociale durable. »
Olivier Klein
