Selon la société de navigation par satellite TomTom, la ville est la deuxième ville française la plus embouteillée derrière Toulouse. La capitale des Gaules est 6° au niveau européen.
Lyon est une des villes les plus embouteillée d’Europe. Selon la société de systèmes de navigation par satellite TomTom, la métropole est en sixième position des villes les plus congestionnées d’Europe. Le taux d’embouteillage est ainsi de 32.6%, contre 33% à Toulouse, la première ville française de ce classement peu glorieux, basé sur les villes européennes de plus de 50.000 habitants disposant d'un réseau routier minimal de 200 km. Au niveau européen, c’est Bruxelles qui truste la tête du classement.
Autre fait notable : la situation s’empire. Lyon est l’une des seules villes du top 10 à progresser dans le classement avec une évolution de +0.2% sur un an. Et avec les travaux en cours ou à venir (Rue Garibaldi, tunnel de la Croix Rousse…), la situation n’est sans doute pas près de s’arranger…
Les 10 villes européennes les plus congestionnées en Europe:
1- Bruxelles (Belgique)
2- Varsovie (Pologne)
3- Londres (Grande-Bretagne)
4- Wroclaw (Pologne)
5- Toulouse (France)
6- Lyon (France)
7- Edimbourg (Grande-Bretagne)
8- Marseille (France)
9- Paris (France)
10- Manchester (Grande-Bretagne)

Les travaux en cours de réalisation (rue Garibaldi, tunnel de la Croix Rousse) visent in fine à diminuer l’emprise de l’automobile en ville. C’est une bonne politique à terme, et toutes les grandes villes européennes agissent de la sorte, par différents moyens, notamment le péage urbain, auquel nous n’échapperons sans doute pas à Lyon à moyen terme. Il faut bien se rendre compte que l’ère du tout-automobile a vécu.
Le problème n’est pas la voiture, c’est la voiture polluante. La congestion générée par la diminution de la place réservée au trafic automobile n’en reste pas moins préoccupante du point de vue de la pollution. C’est en plus une vue de l’esprit: si 10000 voitures par heure restent immobiles mais passent par un point, elles généreront bien plus de pollution que 10000 voitures qui passeront par le même point mais qui auront un temps de trajet bien moindre. Par contre, les politiques pourront dire « Chouette, j’ai diminué de 50% le trafic automobile, je suis trop écolo! ». Ce sont des idées reçues, comme bien d’autres!!!
C’est pourquoi, je ne vois pas en quoi le futur devrait obligatoirement passer par le transport collectif, qui n’est pas du tout adapté à toutes les catégories de personnes. C’est une forme de collectivisme dangereux! En plus, ce n’est pas parce que toutes les grandes villes européennes agissent de concert que forcément c’est la bonne solution sur le long terme… La petite automobile non polluante peut être une solution. Taxer les 4*4 ou en limiter l’accès aux grandes villes est également envisageable.
@ idefix :
– Pourriez-vous me préciser en quoi le développement du transport collectif constitue « une forme de collectivisme dangereux! »
– « En plus, ce n’est pas parce que toutes les grandes villes européennes agissent de concert que forcément c’est la bonne solution sur le long terme… » Pourriez-vous préciser votre pensée ?
Merci
-Le fait que tout doive passer par les transports en commun est une forme de collectivisme (je ne parle pas là de la doctrine de prodution, mais plutôt de la philosophie qui l’entoure): on exerce une coercition sur l’individu en lui réduisant le choix des possibles pour se déplacer, et en lui imposant des comportements de masse, alors même que cela pose des problèmes, notamment en termes de sécurité (on est pas toujours très rassuré dans certains bus ou tram de Saint Priest ou Vénissieux, même à des heures de pointe)
-Dans les années 50, Pradel a un peu eu les mêmes raisonnements avec le noeud autoroutier de Perrache: on voulait faire comme ailleurs en Europe, parce que sur le long terme tout le monde allait faire pareil… On voit ce que ça donne aujourd’hui!
Ce que je veux dire, c’est que vouloir développer les transports en commun, c’est bien, mais faire des péages pour limiter la place de la voiture c’est loin d’être judicieux… ça peut se comprendre à Londres mais à Lyon, les problèmes sont plus sur les grands axes. Lyon est à un carrefour autoroutier international. Mettre des transports en commun, ce ne sera jamais la solution pour ce genre de trafic… Il faut d’urgence un contournement ouest pour désengorger l’ouest lyonnais et limiter un peu la pollution de Perrache et de Vaise, conséquence des bouchons continuels sous Fourvière
@ idefix
Merci