(Capture Grand Lyon TV)
Le Conseil métropolitain a approuvé ce lundi le dossier de demande de statut de service express régional métropolitain.
Le Conseil métropolitain a approuvé, lors de sa séance de ce lundi, le dossier de demande de statut de Service express régional métropolitain (SERM). Ceci constitue, selon la Métropole, une «étape indispensable pour engager, avec l’État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, SYTRAL Mobilités et l’ensemble des collectivités partenaires, la réalisation progressive d’un réseau de transports à l’échelle du bassin de vie».
La première ambition concrète est, selon la collectivité de «permettre, potentiellement dès janvier 2029, la circulation de 113 trains supplémentaires chaque jour». Le développement du ferroviaire constitue, pour la Métropole, «l’une des réponses essentielles aux déplacements quotidiens entre le territoire métropolitain et les territoires périphériques», avec un objectif clair, celui de «proposer une alternative suffisamment fréquente, fiable et performante pour permettre à davantage d’habitants de choisir les transports collectifs plutôt que leur voiture».
Le SERM doit s’appuyer sur une étoile ferroviaire de 108 gares, avec à terme un train toutes les 15 minutes en heure de pointe sur la plupart des axes. Une première étape, prévue d’ici 2030 et potentiellement déployable dès janvier 2029, prévoit 113 trains supplémentaires par jour, principalement en heures creuses, ainsi qu’une amplitude horaire élargie.
Une offre de mobilité à 360°
Le SERM ne se résume cependant pas au ferroviaire, celui-ci devant permettre de construire une offre véritablement multimodale associant TER, métros, tramways, bus et cars express, covoiturage et vélo, tout en améliorant les correspondances, les pôles d’échanges, les parcs-relais et la tarification. Une dizaine de lignes de cars express ou TCL doivent ainsi, d’ici 2030, être créées ou renforcées et 7 à 8 lignes structurantes de covoiturage sont envisagées. Le projet prévoit également une première extension de T-Libr, avant la mise en place à moyen terme d’une tarification multimodale zonale harmonisée à l’échelle du SERM.
Cette ambition repose sur une coopération à une échelle beaucoup plus large que les seules frontières de la Métropole de Lyon, 43 intercommunalités et sept départements ayant participé au comité de pilotage ayant validé le dossier de préfiguration en février dernier.
« Nous voulons donner au grand Lyonnais une véritable liberté de choix dans leur déplacement. Nous ne voulons pas demander aux habitants de moins prendre leur voiture. Nous voulons leur donner de vraies raisons de les laisser chez eux. »
Gilles Gascon, vice-président Mobilités, transports en commun et performance du réseau
De la préfiguration à la réalisation
L'approbation de cette demande de statut doit désormais, pour la Métropole de Lyon, permettre d'engager une nouvelle étape, à savoir celle de la réalisation et de la définition, avec l'État et les partenaires, des conditions opérationnelles et financières du projet.
« Nous voulons passer de la préfiguration à la réalisation. Notre objectif n’est pas de demander aux habitants de moins prendre leur voiture : c’est de leur donner de vraies raisons de la laisser chez eux. Cela passe par plus de trains, des trains plus fréquents et plus fiables, mais aussi par de meilleures connexions avec les TCL, les cars, les parkings-relais, le covoiturage et le vélo. Le SERM doit être construit à l’échelle réelle des déplacements quotidiens. C’est une politique de solutions concrètes, au service du pouvoir d’achat, de l’emploi, de l’attractivité et de la transition écologique. »
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon
La Métropole souligne que cette ambition suppose également, à plus long terme, de poursuivre les investissements nécessaires à la désaturation et au développement de l’étoile ferroviaire, notamment avec le CFAL, la mise à quatre voies entre Saint-Fons et Grenay et les accès alpins du Lyon-Turin. La Métropole de Lyon souligne sa défense d’une même logique, à savoir «ne pas opposer les trains du quotidien aux grandes infrastructures ferroviaires nécessaires à leur développement».
