Le théâtre des Celestins au début des travaux de rénovation, le 19 octobre 2026 (SdH/LPI)
La collectivité mène depuis le 19 octobre un programme de travaux pour restaurer les toitures, les menuiseries extérieures et certaines parties des façades.
Le Théâtre des Célestins, l’un des bâtiments emblématiques de Lyon inscrit aux monuments historiques depuis 1997, fait l’objet depuis le 19 octobre d’un programme de travaux pour restaurer les toitures, les menuiseries extérieures et certaines parties des façades de l’édifice. Le chantier est organisé en trois phases et se poursuivra jusqu’au premier trimestre 2029.
Les travaux doivent permettre de préserver durablement le bâtiment et d’améliorer son confort thermique, dans le respect de son architecture. Les représentations, les rendez-vous avec les artistes et l’ensemble de la programmation sont maintenus pendant toute la durée des travaux, et les accès au théâtre restent ouverts et sécurisés pour accueillir le public dans les meilleures conditions.
Restauration de la toiture
Deux grands chantiers sont programmés lors de cette rénovation, à savoir la restauration de la toiture et des menuiseries. Concernant la toiture, celle-ci constitue l’un des éléments remarquables de l’édifice, et ce malgré le fait qu’elle soit peu visible depuis la place des Célestins.
«Ses volumes, ses matériaux et ses ornements témoignent de la richesse de son architecture. Le projet de restauration prévoit ainsi la révision des tuiles vernissées, la restauration des couvertures en cuivre et des éléments métalliques, ainsi que le remplacement de la couverture en zinc de la partie centrale par du cuivre. Cette dernière opération vise à garantir la compatibilité des matériaux et la durabilité de l’ensemble. Elle s’inscrit également dans une logique de cohérence avec les caractéristiques historiques de la toiture.»
Ville de Lyon
La toiture avait été reconstruite par Gaspard André en 1880-1881, et s’inscrit dans la tradition des grands édifices patrimoniaux français de la fin du XIXe siècle, où le cuivre devient un matériau emblématique de l’architecture monumentale. Le retour à ce matériau permet, à l’image de l’Opéra Garnier, du Grand Palais et du Petit Palais, de renouer avec l’esprit du projet d’origine et de préserver l’authenticité architecturale du théâtre. Cette restauration, au-delà de sa fonction protectrice, valorise un patrimoine vivant, où la toiture participe pleinement à l’identité et au rayonnement culturel de la ville de Lyon.
Rénovation des menuiseries
L’autre grand chantier concerne les menuiseries extérieures, une grande partie des menuiseries datant de la construction du théâtre. Ces dernières participent pleinement à son architecture par leurs proportions, leurs profils, leurs moulures et leurs systèmes d’ouverture.
«Portant sur environ 130 menuiseries, les travaux permettront de réparer et de conserver autant que possible les éléments anciens, tout en améliorant l’étanchéité et la thermique. Chaque fenêtre est examinée individuellement : ce qui peut être conservé est restauré,ce qui est trop dégradé est réparé ou remplacé dans le respect du modèle ancien. Les travaux vont aussi permettre de traiter les fissures des façades, de renforcer le balcon nord et d’installer des mains courantes sur l’escalier central pour améliorer l’accessibilité du théâtre des Célestins. »
Ville de Lyon
La Ville note que les différentes phases de travaux lui permettent de maintenir l’ensemble de sa programmation. Les accès au théâtre sont ainsi maintenus et sécurisés pour accueillir le public dans les meilleures conditions. La Ville de Lyon entend préserver à travers cette opération «un patrimoine architectural remarquable en l’adaptant aux enjeux énergétiques de demain, tout en conservant sa place essentielle dans la vie culturelle lyonnaise».
Le coût total de l’opération s’élève à 3.330.000€ toutes dépenses confondues, financé par la Ville de Lyon, avec le contrôle scientifique et technique et le soutien financier de l’État (DRAC) à hauteur de 500.000 €. La maîtrise d’œuvre est assurée par RL&A Architectes.
