Les notaires ont communiqué leurs premières prévisions pour l’année. Ils prévoient une hausse de près de 10% dans les grandes métropoles, comme Paris et Lyon. Le rythme d'augmentation pourrait toutefois ralentir au second semestre.
La hausse des prix n’est pas terminée. C'est en substance ce qu'ont indiqué ce matin les notaires de France, qui ont dressé un panorama complet des prix et des perspectives pour 2011 en matière d'immobilier.
+5 à 10% pour les appartements à Lyon
À Lyon, la hausse des prix devrait s'établir entre 5 et 10%, selon les notaires de France. La ville ferait moins bien que Bordeaux et Rennes, où la progression pourrait atteindre 15 % cette année, mais mieux que Toulouse, dont les prix devraient stagner, voire légèrement progresser.
Pour les notaires, « le marché de Paris intramuros et des quartiers historiques des grandes villes dynamiques de Province, comme Lyon, Nantes, Bordeaux ou Montpellier, évoluerait au-delà de + 10 % » En revanche, « pour les marchés immobiliers régionaux la hausse sera plus modérée qu’en 2010 et se situera entre + 3 % et + 5 % ».
Une année en deux temps
En revanche, les notaires prévoyaient une année immobilière en deux temps, avec un premier semestre bien plus actif que le second. Ils avancent ainsi plusieurs explications pour expliquer ce phénomène. En premier lieu, l'envolée des taux d'intérêt pourrait bien désolvabiliser une partie des acquéreurs. En outre, la réforme de la fiscalité et l'approche de l'élection présidentielle pourrait bien perturber le marché immobilier.
Des prix toujours en nette hausse au troisième trimestre
En Rhône-Alpes, le prix moyen d'un appartement était de 2540 € par mètre carré à la fin du troisième trimestre 2010, soit une hausse de 7,1 %. À Lyon, le prix au mètre carré atteint 2958 €, contre 2431 € à Grenoble, avec des hausses respectives de 7,9 % et de 4,6 % en rythme annuel au troisième trimestre 2010. Seule grande métropole rhônalpine à connaître une baisse des prix, Saint-Étienne voit ses prix baisser de 1,1 %, à 1268 €. Par département, la hausse des prix la plus remarquable est à mettre à l'actif de la Drôme, où les prix ont progressé de 12,9 % du troisième trimestre 2009 au troisième trimestre 2010.
Saint-Étienne toujours à la peine
Concernant les maisons, la hausse était de 10,2 %, pour un prix moyen de 258 700 euros sur la région entière. Et là encore, il y a plusieurs marchés. D'un côté Lyon et Grenoble, dont les prix des maisons ont progressé en rythme annuel de 7,4 % et de 4,3 % au troisième trimestre 2010. Et de l'autre Saint-Étienne, dont les prix des maisons ont baissé de 2,1 % sur la même période. Il faut ainsi compter 290 000 € pour une maison à Lyon contre 187 500 € pour le même bien à Saint-Étienne.
Le prix des maisons dans la région est ainsi bien inférieur à celui constaté en PACA, où il faut débourser 384 200 euros, mais demeure supérieur au prix pratiqué en Auvergne (138 300 €) et dans le Limousin (115 300 €).
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