HSBC prévoit une baisse des ventes de logements au cours du second semestre de cette année.
HSBC a confirmé ses perspectives de début d’année. La banque prévoit, dans une étude, un recul des ventes de logements au second semestre, du fait de la détérioration de la solvabilité des ménages, notamment due à la hausse des taux de crédit immobilier. Ceci devrait de facto, selon la banque, limiter la hausse des prix immobiliers.
La forte hausse des prix de l’immobilier avait, en 2010, été compensée par la forte baisse des taux de crédit à l’habitat, qui étaient, eux, redescendus à leur plus bas niveau depuis l’après-guerre. Le phénomène de remontée des taux de crédit observé depuis décembre commence néanmoins à se faire ressentir sur la solvabilité des ménages, explique la banque. "Les taux d'intérêt se sont stabilisés et ne sont plus de nature à compenser la hausse des prix dans l'ancien comme dans le neuf" note ainsi l’étude.
En janvier déjà, la banque avait affirmé que la hausse des prix de l’immobilier serait modérée cette année, du fait notamment du durcissement des conditions de crédit. L’économiste en chef de HSBC France, Mathilde Lemoine, notait en outre que 2012 pourrait être une mauvaise année pour l’immobilier résidentiel.
Baisse des ventes dès le second semestre
Les ventes pourraient ainsi, selon la banque, rester stables dans la première moitié de l’année, et baisser au cours du deuxième semestre. Les dispositifs fiscaux, tels le PTZ+, devraient toutefois permettre d’amortir le choc, permettant un repli modéré de celles-ci. La banque estime en outre que l’augmentation des taux d’intérêt pourrait être raisonnable.
Toutefois, le ralentissement des transactions ne devrait pas avoir un impact immédiat sur les prix : "la crise est effacée mais les prix continuent de croître" et "les subventions comme la faiblesse des taux d'emprunt immobilier ont eu un effet particulièrement positif sur la demande de logement en France", note Mathilde Lemoine, chef économiste de HSBC. "Nous nous attendons à ce que les prix continuent à monter au premier semestre sur le marché de l’immobilier ancien", indique HSBC. Dans l’immobilier neuf, les ventes ont reculé de 7,5% au quatrième trimestre contre une hausse de 1,1% au 3° trimestre. Les prix étaient toutefois restés stables (+ 0,2%).
