Ce type de prêt à taux zéro n’a pas eu le succès escompté. Du coup, le gouvernement va organiser une concertation pour réformer le dispositif.
L'éco-prêt à taux zéro déçoit. Alors que le gouvernement visait 400.000 éco-prêts à taux zéro par an, leur nombre n’atteint finalement que 150.000 par an. Une déception que la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu hier lors du lancement d'une table ronde sur l'efficacité énergétique.
Ce dispositif lancé en 2008 permet de financer la rénovation énergétique de son logement en réduisant la consommation d'énergie. Si les propriétaires de maisons individuelles et les ménages à haut revenus ont profité du dispositif pour réaliser ces travaux, la cible principale du dispositif, à savoir les ménages modestes, n’a pas été atteinte.
« Dans le bâtiment, les rénovations thermiques doivent être dynamisées en renforçant les mécanismes de garantie ou de financement tels que l'éco-PTZ, le crédit impôt développement durable, ou encore le contrat de performance énergétique » a ainsi indiqué le ministère du développement durable, de l’écologie, et du logement. « En encourageant plus encore la performance énergétique dans les transports et l'industrie, il serait possible de doubler les économies d'énergie de ces secteurs à l'horizon 2020. Au total, par rapport au Grenelle, le surplus potentiel d'économies pour les ménages et les entreprises est de 6 Md € » notait le ministère.
Toutefois pour nombre d’associations craignent que cette concertation ne soit une manière de ne rien faire. « Ouvrir une nouvelle ronde de concertation ne peut satisfaire que les partisans de l'inaction », indiquait ainsi l’ONG Negawatt aux Echos ce matin.
