La FNAIM, qui dévoilait ses chiffres au titre du premier semestre 2011, annoncé une hausse de 6,8 % des prix en glissement annuel. Elle n'exclut toutefois pas une baisse des prix à la fin de cette année.
La FNAIM a fait état ce matin, lors d'une conférence de presse, de ses chiffres de l'immobilier au titre du deuxième trimestre 2011. Les prix, au cours de cette période, ont progressé de 3,3 % en moyenne en France par rapport au premier trimestre, avec une hausse de 4,3 % en province et de 1 % en Île-de-France.
La fédération note que les prix des maisons en Île-de-France ont reculé au cours du deuxième trimestre, de 2,4 %, alors même que les prix pour le même type de biens augmentent en province, de 3,7 %. Du côté des appartements, la hausse est sensible, tant en Île-de-France qu'en province. Ils augmentent de 2,9 % au cours des trois derniers mois, contre une hausse de 5.1%.
Hausse de 6,8 % des prix sur 12 mois
En glissement annuel, la hausse des prix s'établit ainsi à 6,8 % en moyenne. Une hausse quasiment identique à celle annoncée il y a quelques jours par le réseau d'agences immobilières Century 21. Le marché des appartements, avec une hausse de 8,6 %, est plus dynamique que le marché des maisons (+5 %).
Quant à la tendance annuelle des prix, qui compare la période juillet 2010/juin 2011 à la période juillet 2009/juin 2010, celle-ci s'inscrit en hausse de 3,8 % sur un an.
Evoquant un repli d'activité des adhérents en nombre de transactions sur les six derniers mois, la FNAIM semble un peu moins positive pour le reste de l'année 2011. « Le relèvement soudain, en moins de 6mois, des contraintes qui pèsent sur la solvabilité des ménages, fait naturellement peser, selon les professionnels, des incertitudes sur l’évolution du marché » note la fédération.
Baisse des prix fin 2011
Celle-ci note en effet que les acquéreurs doivent, pour la première fois depuis 2000, faire face à des augmentations de prix concomitantes à des hausses de taux. Le baromètre réalisé par l'IFOP pour le compte de la fédération note ainsi qu’une minorité de Français pense ainsi que les taux de crédit immobilier sont attractifs (44 % contre 62 % en janvier 2011). En outre, 29 % d'entre eux estiment qu'obtenir un crédit est aujourd'hui chose facile. La FNAIM indique en outre que l'indicateur synthétique du moral des ménages a de nouveau reculé pour retrouver son niveau atteint à la sortie de la crise financière.
La FNAIM pense ainsi que le marché devrait connaître de nouveaux ajustements dans le semestre en cours. A la fin de l'année, la hausse des prix en rythme annuel devrait atteindre 3% à 6%. La fédération envisage ainsi une stabilisation et évoque même une possible baisse des prix en fin d'année. « Une appréciation nouvelle des charges de remboursement ne pourrait pas être compensée par une amélioration d'un revenu disponible brut à très court terme et ferait renaître les craintes d'un scénario de bulle spéculative » note ainsi la fédération. Une telle stabilisation des prix, alliée au soutien du dispositif étatique du PTZ +, pourrait permettre à l'activité de retrouver plus de vigueur en fin d'année.
