Le nombre de contrats de vente signés en 2011, s’inscrit en léger recul sur un an glissant selon les notaires de France. Les grandes métropoles conservent leur attractivité. Le neuf accuse le coup, victime de la fin des avantages fiscaux.
Selon la note de conjoncture publiée ce mercredi par les Notaires de France, les transactions dans l’ancien entre avril 2010 et mars 2011 ont augmenté de 23% sur un an. Un chiffre en léger recul par rapport à celui enregistré entre 2009 et 2010 (+32%). En province, les ventes ont déjà marqué le pas au premier trimestre, baissant de 3% par rapport à la fin de l’année 2010.
Une diminution saisonnière «habituelle», selon les notaires qui préconisent « d’attendre les chiffres du prochain trimestre pour vérifier si cette tendance se confirme». Ils anticipent cependant « un léger recul » des contrats de vente signés sur l’année 2011, par rapport à 2010.
Des disparités régionales dans l’ancien entre les maisons et les appartements
Les appartements anciens restent les plus sensibles à la hausse, avec des prix qui ont grimpé en moyenne de 10,5% sur un an contre 7,8% pour les maisons.
Des différences que les notaires expliquent par deux raisons :
La première : « une grande partie des acheteurs à se tourner vers l’acquisition d’un appartement généralement moins cher qu’une maison » et deuxièmement l’attrait du placement immobilier dans le logement collectif.
La seconde : « l’attrait du placement immobilier dans le logement collectif, valeur refuge offrant aux investisseurs des performances moins aléatoires que les placements boursiers.
Pour les appartements, les grandes métropoles conservent leur attractivité, avec des prix toujours en nette hausse. Les prix ont ainsi progressé de 20,8% à Paris avec un prix moyen de 7.780 euros du m2, ou encore à Bordeaux (+11,1% à 2687 euros du m2, Lille (+17,8 %) à 2 .973 euros et à Lyon (+10,1%).
A l’inverse, on observe un fléchissement des prix dans des villes moyennes comme Poitiers, avec un prix moyen de 1.542 euros (+0 ,9%), Bourges (-1,3%) à 1.405 euros, ou Limoges (-6,5%) à 1182 euros le mètre carré.
Le neuf pénalisé par la fin des avantages fiscaux
Dans le neuf en revanche, c’est la douche froide, avec des ventes qui ont chuté à leur plus bas niveau depuis fin 2008. En cause, la fin de certains avantages fiscaux et la disparation du Pass Foncier. Or, le marché du neuf, est surtout un marché d’investisseurs, avec 2/3 des ventes en 2010 et est donc particulièrement sensible aux aménagements fiscaux. Les notaires recommandent d’attendre l’automne prochain et le projet de loi de finance de l’année, pour apprécier le dynamise du neuf sur l’ensemble de l’année 2011.
