Le Crous de Lyon-Saint Etienne croule sous les demandes. Il propose 6700 logements. Il en faudrait sept fois plus. De nombreux étudiants boursiers restent sur la touche.
A chaque rentrée universitaire, le problème se pose à Lyon comme dans l’ensemble des grandes villes. Comment loger l’afflux de nouveaux étudiants ? Ils sont de plus en plus nombreux. Selon l’INSEE, ils étaient 1 363 750 inscrits à l’université au niveau national en 2007-2008, 1 404 376 en 2008-2009, et 1 444 583 à la rentrée 2009-2010. La ville de Lyon, avec ses 127 500 étudiants ne fait pas exception. C’est, après Paris, la deuxième ville de France pour les études supérieures et pour le nombre d'étudiants, qui représente 27% de la population lyonnaise. Un vrai casse tête pour l’agglomération qui doit faire face à une pénurie de logements. Les plus chanceux trouvent leur bonheur dans le parc privé, seuls ou en co-location. D’autres, se tournent vers des amis ou de la famille. Les plus démunis, bénéficiaires de bourse universitaires se tournent vers les CROUS. Et c’est là que bât blesse. Le Crous de Lyon-Saint-Etienne dans la Loire, a reçu environ 41 000 demandes de logement pour la rentrée 2011. Seuls 6 700 logements sont proposés par le Crous, dont deux mille seront attribués aux étudiants étrangers.
« Le manque de logements est estimé entre 35 000 et 40 000 » relève Jean-François Arrue, vice-président du Grand Lyon. Seuls 5,2 % des étudiants lyonnais seront logés à la rentrée par l’organisme. Pour étoffer son offre de logement, le Crous poursuit deux objectifs : Le premier passe par la construction et la réhabilitation de logements. 68 nouveaux logements seront ainsi ouverts cette année. D’ici 2013-2014, le Crous possédera 1 400 nouveaux logements. Concernant les réhabilitations de logements, 70 % des logements sont déjà prêts.
Des mesures qui restent insuffisantes. Pour y faire face, le Crous mène en parallèle une opération de labellisation d’offres de particuliers. Quatre mille cinq cents propriétaires ont ainsi été contactés pour que leurs logements à louer puissent être proposés par le Crous, en fonction de critères de prix et de localisation par rapport aux universités. Environ 60 % d’entre eux se sont montrés intéressés par cette démarche.
Conscient duproblème le Grand Lyon a mis en place son "schéma de cohérence territoriale de l'agglomération lyonnaise", la ville table sur 20 000 nouveaux logements d'ici à 2030. Le projet s'inscrit dans une volonté du gouvernement et de la Ville de Lyon de créer et développer de grands pôles universitaires.

