Les banques semblent de plus en plus privilégier les meilleurs profils, en centrant leurs offensives commerciales sur les meilleurs dossiers.
L’été est en général une saison peu active en matière de taux de crédit immobilier. Ces derniers ont ainsi peu évolué d’un mois sur l’autre en août, selon le courtier en crédit immobilier Emprunt Direct, qui se base sur les derniers barèmes des établissements bancaires. Mais le courtier note néanmoins une tendance à la « dispersion » des conditions appliquées par les banques suivant la qualité du dossier de l’emprunteur. En clair, « les banques s’avèrent plus sélectives sur les dossiers, préférant abaisser leurs taux pour les excellents profils, quitte à remonter les taux pour les autres dossiers » indique Alban Lacondemine, président du courtier en crédit immobilier.
Les banques ont pourtant de la marge. Suite aux différents évènements intervenus sur le marché de la dette d’Etat, les taux de l’OAT 10 ans, qui font habituellement référence sur le marché du crédit immobilier, ont nettement reculé. La dette française, tout comme la dette allemande, faisant office de valeur sure, les rendements de celles-ci ont tendance à baisser. « Ils sont ainsi passés de 3.81% à 3.22% en moins de quatre mois, soit une baisse de 60 points de base qui ne s’est pas répercutée sur le marché du crédit» note ainsi Emprunt Direct. Ce matin, les taux français s'établissaient même à 3.16%, après avoir touché 3.15% hier en clôture.
Les banques plus regardantes sur les prêts ?
Or certaines catégories d’emprunteurs bénéficient depuis quelques mois de meilleures conditions, alors que le taux moyen, lui, varie peu ou même progresse, comme l’a encore indiqué hier l’Observatoire du Crédit Logement / CSA – ce dernier est en effet passé de 3.82% à 3.90% sur les deux derniers mois. Les banques donnent ainsi clairement une « prime » aux meilleurs profils d’emprunteurs.
Le deuxième temps fort de l’année immobilière verra-t-il une baisse généralisée des taux de crédit ? Rien n’est moins sûr, vu les contraintes qui pèsent actuellement sur les banques. « Les remarques de Christian Noyer (NDLR : le gouverneur de la Banque de France) en début d’année à destination des banques sur la nécessité pour celles-ci de conforter leurs marges sur le crédit à l’habitat semblent avoir été entendues » note Emprunt Direct. Les établissements, sans doute confrontés à des hausses de provisions sur les dettes d’Etat, pourraient donc être enclins à être moins agressifs sur le marché du crédit à l’habitat, tout en tentant d'attirer les meilleurs clients. Et ce d’autant que les accords de Bâle 3 les oblige à être plus regardantes sur les octrois de prêts.

raison de plus de vendre très vite (un indicateur de plus dans le rouge) , et a un prix raisonnable…