Selon Immonot.com, les Notaires de Province sont de plus en plus nombreux à constater un retournement de marché.
La fin du marché haussier a-t-elle d’ores et déjà sonné en province ? Oui, répondent les notaires en régions, qui, anticipent une chute importante d'activité pour l’été, à l’occasion de l’enquête réalisée tous les deux mois par Immonot.com. « 42 % des notaires du panel prévoient ainsi une baisse de volume et seulement 11 % misent sur son augmentation » note Immonot.
Et cette baisse de volume ne devrait pas tarder à se répercuter sur les prix, selon les notaires. Une part substantielle des notaires de Province constate ainsi déjà une baisse des prix des logements : Selon Immonot, « sur les deux derniers mois, 34 % du panel a constaté une baisse des prix des logements et 4 % une hausse. Les autres interrogés considèrent que le marché demeure toujours stable». Et ce déséquilibre devrait s'accentuer avant la rentrée, selon eux.
L’inquiétude se propage au secteur bancaire
Logiquement, les notaires sont ainsi 85% à conseiller la vente d’un bien avant l’achat d’un autre plutôt que l’inverse. « Ce n’est que dans quelques endroits privilégiés, souvent situés au cœur des villes, qu’il est conseillé de saisir les opportunités qui se présentent » indique ainsi l’étude. Mais « la proportion des notaires conseillant cette option ne représente que 12% à comparer aux 85% » conseillant une vente avant l’achat. Pour les terrains, même constat : 71% conseillent une vente de terrains avant l’achat d’un autre.
Le spectre d’une dichotomie entre la situation en Province et la situation à Paris semble se confirmer : la hausse des prix annoncée par la Chambre des Notaires de Paris ne se vérifie, de fait, pas dans le reste de l’Hexagone. Les heures du marché haussier à Paris sont-elles, elles aussi, comptées ? Les craintes de baisse des prix semblent en tout cas d’ores et déjà intégrées par le secteur bancaire : Selon Me Painsar à Vitré, cité par Immonot, « l'inquiétude actuelle semble gagner le secteur bancaire qui n'hésite pas à freiner les éventuels acheteurs ». Des banques, qui, en tout état de cause sont devenus plus sélectives en matière de crédit immobilier.

C’est le début de l’éclatement de la bulle en France. Vendons avant la fin.
A lire également : http://www.cgedd.fr/prix-immobilier-finance-friggit.pdf. Cordialement