Les vendeurs « tiennent compte de l’appréciation du franc »

Selon Pierre Cottin, gérant d’ABA immobilier à Divonne les Bains, les vendeurs dans l'agglomération de Genève n’hésitent pas à intégrer, côté français, l’appréciation du franc suisse par rapport à l'euro dans le prix de vente de leur bien immobilier.

L’appréciation du franc suisse a-t-il eu un effet sur le marché immobilier suisse ?

Oui, les propriétaires en tiennent compte. On ressent une demande accrue des personnes de Suisse qui recherchent en France, ceux-ci constatant que leur budget a augmenté. Parallèlement, les propriétaires, qui sont également au courant du taux de change du fait qu’ils travaillent en général en Suisse, n’hésitent pas à augmenter les prix de leur bien à la vente.

Quels sont les prix sur Divonne les bains ?

Sur le neuf, on est à 6000 euros. Dans l’ancien, suivant la qualité du bien, on pratiquera un abattement qui ira de 5% à 35% en dessous. L’entrée de prix se situe donc à 4000 euros. Parfois, sur des biens neufs, s’ils sont de très bonne qualité, on peut même aller au-delà de 6000 euros.

Plus globalement, comment se porte le marché immobilier genevois depuis le début de l’année. Est-ce plus ou moins dynamique qu’en 2010 ?

C’est plus dynamique que l’an dernier : que ce soit le nombre de transactions locatives ou le nombre de transactions à la vente, la demande est certaine.

Vous ne constatez donc pas de ralentissement par rapport à la hausse des taux ?

Non. Il y a de la tension sur le financement pour les acquéreurs récents qui ont emprunté en devises dans les 12 derniers mois et qui sont obligés de revendre. Il y a une tension car comme leur bien n’a pas augmenté autant que le franc suisse par rapport à l’euro, il y a des propriétaires qui peuvent avoir des problèmes pour vendre.

Dans ce cas-là, les biens sont-ils bradés ?

Non, dans ce cas-là, le propriétaire va rechercher une autre solution. Il pourra faire le choix d’attendre et de mettre en location son bien, plutôt que de vendre son bien et d’être obligé de rajouter de l’argent pour rembourser son prêt en devises.

Sur le marché de la location, est-ce qu'il est aussi dynamique que le marché de la transaction ?

Oui, c’est un marché dynamique. Je ne connais pas les chiffres du marché genevois dans le détail, mais on sait que les prix y sont très élevés. En prix au mètre carré, on louera pour notre part de 17 à 20 euros le m² assez facilement.

Est-ce que ce marché attire essentiellement des Français ou des Suisses?

C’est très partagé, tout en sachant que la Suisse est peuplée de portugais, d’italiens… Il y a une petite partie de résidents suisses qui cherchent à louer en France : cette part représente à peu près 20 à 25% de notre activité. Et puis il y a une très grosse partie de non-résidents qui sont mutés dans la région et qui cherchent un logement. Eux représentent une très grosse clientèle. La population de Genève grossit en effet de 1.6% par an.

Le parc de logement sera-t-il, selon vous, suffisant sur les régions frontalières pour absorber cette progression…

Le parc de logements n’est pas suffisant. Toutefois, avec le nombre de constructions neuves qu’il y a actuellement, ça devrait arriver à se résorber.






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