L’UFC Que Choisir a dressé hier un constat très sévère sur les conditions de locations proposées par les agences. La fédération de l’immobilier répond à ces attaques.
La FNAIM contre-attaque. Peu après la parution d’une étude de l’UFC Que Choisir portant sur les pratiques des agences immobilières jugées « peu louables » par l’association en matière de location, la fédération a tenu à répondre, point par point, aux attaques.
La fédération trouve notamment, à l’inverse de l’association de consommateurs, que le chiffre de 72% de DPE affichés en vitrine est assez satisfaisant, 3 mois seulement après l’instauration de l’affichage obligataire de ce diagnostic en vitrine. « Les professionnels ont su motiver une grande majorité de leurs propriétaires bailleurs à réaliser le DPE avant d’avoir trouvé un locataire » indique la FNAIM.
Concernant les documents interdits demandés par les agences immobilières, la FNAIM se défend en indiquant que cette pratique vise à préserver l’intérêt légitime des bailleurs. « Par exemple, l’agent immobilier n’est-il pas bien fondé à demander une attestation du précédent bailleur lorsque le candidat locataire a égaré des quittances de loyer de sa précédente location ? » s’interroge la fédération.
Elle condamne, en revanche, certaines pratiques discriminatoires de certains professionnels : « la FNAIM et ses adhérents sont engagés aux côtés de la HALDE pour garantir des conditions d’accès au logement et lutter contre toute discrimination » note-t-elle.
La FNAIM défend ses honoraires
Mais la critique la plus dure de la FNAIM sur l’étude concerne les honoraires : selon elle le rôle d’une agence immobilière ne se résume pas au simple remplissage d’un imprimé type, celle-ci délivrant des services qui se doivent d’être rémunérés : « les agences ont une responsabilité civile professionnelle : la qualité du bailleur doit être établie, la décence du logement vérifiée, le régime juridique applicable à la location déterminé, les engagements éventuels du bailleur analysés (conventionnement ANAH, engagement fiscal…), les diagnostics préalables réunis, avec un même candidat locataire le logement doit être visité de 1 à 3 fois, le dossier du candidat doit être constitué et étudié, l’acte éventuel de cautionnement établi ; à défaut le dossier GRL ou GLI transmis à l’assureur, l’état des lieux doit être établi, l’attestation d’assurance du locataire doit être remise… » indique la fédération.
Pas question donc de ne se satisfaire d’une rémunération limitée à la rédaction du contrat de bail, comme le proposait l’UFC Que Choisir, la fédération voyant dans cette proposition une remise en cause du principe de la liberté des prix et des services en place depuis 1986.
» Les pratiques peu louables des agences immobilières dénoncées par l'UFC Que Choisir

Dans tous les cas, l’important est de mettre son dossier en valeur. Il ne suffit pas d’apporter les bons documents, il faut aussi les mettre en valeur.
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Un autre point important est de bien chercher à discuter avec le propriétaire et/ou l’agence. C’est dans ce dialogue que se trouve le meilleure moyen d’éviter une arnaque ou un abus.