Les Notaires ont livré hier leur note de conjoncture concernant le deuxième trimestre. Si les notaires constatent toujours une hausse des prix de l'immobilier pour cette période, ils se montrent plus prudents pour 2012, année où les transactions pourraient nettement baisser.
Les Notaires de France ont fait état de leurs chiffres au titre du deuxième trimestre 2011. Sans surprise, si l’on constate une forte hausse des prix de l’immobilier sur un an au deuxième trimestre, le ralentissement de celle-ci est toutefois perceptible. Le prix des appartements a augmenté de 10.3% sur un an et celui des maisons de 5.3%, précisent les notaires, soit une hausse des prix de 7.8%.
La hausse persiste en outre d’un trimestre sur l’autre : entre le premier et le deuxième trimestre, elle s’établit à 2,1% pour le prix des appartements et de 0,1% pour le prix des maisons. Une hausse qui est toutefois à échelle variable suivant les territoires. A Paris, la hausse des prix des appartements est ainsi de 22,5% à Paris intra-muros et de 15,1% en petite couronne.
Les prix des maisons baissent dans Drôme, mais montent en Ardèche
Pour ce qui concerne la province, la hausse annuelle des prix est plus modérée et moins contrastée entre appartements et maisons, notent les notaires. La hausse est de 4.9% pour les maisons, dont les prix augmentent ainsi plus vite que les appartements (+3,8%). Une tendance particulièrement sensible en Rhône-Alpes ou PACA, régions dans lesquelles « l’écart de prix entre maisons et appartements atteint ou dépasse deux points ».
Le prix des appartements est en baisse dans 17 départements, dont l’Allier et la Loire, et ceux des maisons dans 16 départements, dont la Drôme. L’Allier fait d’ailleurs partie des 6 départements où les prix des appartements sont en baisse depuis deux trimestres consécutifs. Inversement, le prix des maisons est en hausse de 10% dans 15 départements, dont la Haute-Loire et l’Ardèche.
Baisse des transactions prévue pour 2012
Les notaires se veulent toutefois rassurants concernant le logement ancien pour fin 2011. Pour eux, le volume des ventes de 2011 devrait donc être équivalent voire légèrement en deçà de celui de 2010 qui était de 783.000 transactions, du fait notamment des dernières mesures fiscales sur l’imposition des plus-values immobilières.
Toutefois, quand il s’agit d’aborder l’an prochain, les notaires se montrent nettement plus pessimistes, du fait du resserrement du robinet du crédit, de la réforme des plus-values qui pourrait inciter à la rétention, et à la période électorale, qui pèse traditionnellement sur les ventes. « Nous nous attendons en 2012 à une baisse significative du nombre de ventes, pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de transactions, le tout dans un marché de plus en plus contrasté régionalement » prévoient ainsi les notaires.
»Lyon : les prix de l’immobilier en hausse de 2.75% au 2° trimestre
»Paris: la baisse des prix semble se confirmer
