La fin de Paruvendu va se traduire par le licenciement de 1650 salariés, soit le plus gros plan social intervenu en France cette année. La liquidation de la Comareg sera assortie d’une période de continuation de 15 jours, le minimum légal.
La liquidation du journal gratuit d’annonces Paruvendu a été mis ce matin en liquidation judiciaire. Cette décision est assortie d’une période de continuation de 15 jours, qui permettra d’organiser le départ des 1650 salariés du groupe. La liquidation se traduira en effet par le licenciement de la totalité des salariés, ce qui constitue ainsi le plus gros plan social de l’année en France.
Reste que malgré la liquidation, certains pôles de l’entreprise intéresseraient des repreneurs. « Les nouvelles de l’immobilier », basé à Dijon ou encore site internet paruvendu.fr pourraient être repris, selon le Figaro.
Les salariés ont manifesté ce matin devant le tribunal de commerce pour attendre la décision, qui était largement anticipée par des salariés résignés. « On a été la vache à lait du groupe pendant des années, et nous sommes devenus des boulets » lâche Corinne Bélorgeot, secrétaire du Comité d’Entreprise de la Comareg.
"Les gens sont écœurés"
Sur les raisons de la chute, le constat est le même chez beaucoup de salariés. Le groupe, racheté par Hersant Média, et qui avait connu ses années de gloire au début des années 2000, n’avait pas su anticipé l’impact de l’arrivée d’internet sur le marché de la petite annonce, vite dépassé par leboncoin, vivastreet, ou encore seloger.com.
« A la Comareg, nous avions des dirigeants qui ne connaissaient pas la presse gratuite. Nous n’avons pas su prendre le virage du web le moment voulu » explique Corinne Bélorgeot. « Les gens sont tristes, écœurés, ce matin, nous avons quasiment fait l’enterrement de Paruvendu. Il y avait ce matin 350 manifestants, les gens sont déçus» conclut -elle, amère.
