Le marché s’est contracté au troisième trimestre, selon la Fédération des promoteurs immobiliers. Les prix de vente sont à la baisse dans plusieurs grandes villes.
Le marché de l’immobilier neuf s’est de nouveau contracté au troisième trimestre, selon la dernière édition de l’Observatoire de la FPI, publié ce matin. Les ventes de logements neufs par les promoteurs ont en effet baissé de 16% à 16.664 unités par rapport à la même période de 2010. Sur les neuf premiers mois de l'année, la baisse atteint 17% par rapport à 2010, à 51.933 logements. La part des investisseurs est ainsi remontée à 56%, contre 44% aux accédants (la part était de 50%/50% au cours des deux premiers trimestres). Les deux catégories enregistrent toutefois moins de ventes en valeur absolue: 9280 pour les investisseurs au troisième trimestre 2011, contre 11899 en 2010, et 7184 pour les accédants, contre 7699 au troisième trimestre 2010. Soit des baisses de 22% et 7% respectivement.
Selon la FPI, la hausse des taux d’intérêts, qui a désolvabilisé une partie de la clientèle, la hausse des prix, et la baisse du taux de réduction d’impôt lié au dispositif Scellier expliquent en partie ce recul du marché. Du coup, la fédération revoir à la baisse son objectif de vente de logements neufs pour 2011 : elle prévoit ainsi 95.000 à 98.000 ventes dans une hypothèse favorable. En 2010, les ventes de logements neufs avaient atteint 115.000 unités.
75000 ventes attendues en 2013
Par hypothèse favorable, la fédération entend en effet que le gouvernement accepte le fait que le taux de réduction d'impôt "Scellier" de 22% s’applique non seulement aux ventes effectuées par acte notarié, mais aussi à tous les compromis de vente signés avant fin 2011.
Car si l’année 2011 devrait donc se solder par une baisse des ventes de logements neufs, la FPI est bien plus pessimiste pour 2012 et 2013, où le dispositif Scellier sera amoindri puis supprimé. La Fédération prévoit ainsi des ventes de 75.000 logements neuf en 2013, soit les chiffres de ventes de la crise de 2013.
Nette baisse des mises en vente
Du fait de ces prévisions pour le moins pessimistes, les promoteurs ont mis le frein sur les mises en vente : si le nombre de mises en vente est ainsi toujours en hausse de 6% sur neuf mois, à 68251 unités, celui-ci a baissé de 34% sur le troisième trimestre. Du fait de la baisse des ventes et de la hausse des mises en ventes, l’offre commerciale a progressé de 31%, à 47828 unités, soit 8.7 mois de des ventes, contre 5 au quatrième trimestre 2010.
Le corrolaire de cette situation est la nette baisse des prix : les prix ont baissé d’un trimestre sur l’autre : 3941 euros au trimestre contre 4119 euros le trimestre précédent en moyenne. En Ile de France, les prix tendent aussi à diminuer, passant de 4980 à 4650 euros d’un trimestre sur l’autre. Il faut ainsi compter 139479 euros en moyenne pour un studio de 29 m2 en moyenne, et 174227 euros en Ile de France pour 30.3 m2.
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Pour info, un peu après Challenges, mais avec des données complémentaires,
http://www.lyonpoleimmo.com/2011/11/09/13702/immobilier-neuf-baisse-des-transactions%e2%80%a6-et-des-prix/
En complément, pour l’ensemble des infos et chiffres, voici l’étude au complet
http://www.fpifrance.fr/Upload/etude48.pdf
et on peut y lire page 4 :
« La baisse des ventes au cours de cette période s’explique par l’effet conjugué :
• de la frilosité des investisseurs pour l’acquisition des logements locatifs neufs pénalisés par plusieurs facteurs :
− la réduction d’impôt du dispositif Scellier ramenée à 22% en 2011 ;
− la forte réduction de l’abattement sur les plus-values immobilières hors résidences principales ;
− la faible rentabilité des placements immobiliers de l’ordre de 3 % hors avantages fiscaux résultant
des prix élevés ;
− en conséquence, les ventes à investisseurs ont baissé de 28% sur les 9 premiers mois de l’année.
• de la faiblesse de l’accession à la propriété dans le neuf ; la demande des acquéreurs classiques et
notamment des primo-accédants reste modeste (prix élevés et hausse des taux), en dépit de la mise en place
du PTZ+ ; [sa suppression n’aurait donc aucun effet ?]
• de la hausse des taux d’intérêt et des taux de crédit qui remontent graduellement depuis le début de l’année. »
On y lit aussi p.14, après la publication de hausse de prix de +20% à Paris tout cet été dans la presse, et bien que dans le neuf en IdF (certes ce n’est pas que Paris), on en est bien loin ! Et que depuis cet été, il y a même une baisse de – 6.7%
La baisse des prix Lyonnais devrait commencer fin 2011
Cette baisse devrait se situer aux alentours de 25 à 30%