Selon Valérie Sol Dourdin, directrice de l’agence Foncia de Roanne, le marché du centre-ville de Roanne est assez dynamique.
Quel est l’état du marché immobilier roannais en cette fin d’année ?
Globalement, je trouve le marché plutôt dynamique. Nous avons deux types d’acquéreurs : d’une part, ceux qui cherchent à se loger, et d’autres qui cherchent à investir. En matière d’investissement, compte tenu de ce qui se passe actuellement en Bourse, on voit revenir des personnes qui avaient de l’argent placé et qui cherchent à l’investir dans l’immobilier. Ce sont des personnes qui sont très exigeantes, car elles cherchent à avoir une rentabilité. Néanmoins, il y a de la demande : si les affaires ne se font pas facilement, elles aboutissent la plupart du temps. Nous avons également de la demande de la part de primo-accédants cherchant des petits produits en centre-ville.
Avez-vous ressenti l’effet de la loi réformant la fiscalité sur les plus-values immobilières ?
Nous avons eu un bel effet d’annonce fin août, lorsque le premier ministre a annoncé que la nouvelle fiscalité aurait un effet immédiat. Nous avons beaucoup d’appels de vendeurs, qui décidaient alors de ne plus vendre. Puis, il y a eu une adaptation de la loi. Du coup, passé cet effet d’annonce, les gens se sont organisés, ont réfléchi, et on trouve de nouveau des vendeurs.
La possible fin du PTZ+ dans l’ancien risque-t-elle d’avoir un impact sur le marché ?
La suppression du PTZ+ risque d’être assez gênante. Par contre, on encourage peu l’utilisation de certains outils. L’éco-PTZ, lui, reste en place en 2012 et est très peu utilisé, alors qu’il est accessible à tout le monde, du moment où l’on réalise un bouquet de travaux lié aux économies d’énergie.
La rentabilité à Roanne est-elle bonne actuellement ?
Elle est très bonne. Les loyers sont bas, mais les prix de vente le sont également. De ce fait, nous sommes autour des 7 à 9% de rentabilité.
En termes de prix, combien faut-il débourser pour un bel appartement dans le centre-ville ?
Nous sommes, pour un bel appartement ancien, avec une bonne hauteur sous plafond, dans un beau secteur, à des prix évoluant entre 1200 et 1300 euros. C’est beaucoup pour le roannais, où la moyenne donnée par les notaires fin 2010 était de 1039 euros.
L’A89 va-t-elle attirer des investisseurs venant de l’extérieur de Roanne ?
Oui, il est clair que l’A89 va jouer. Par ailleurs, en centre-ville, nous avons le TER Lyon-Roanne. Certaines personnes viennent rechercher des appartements en centre-ville. Ce ne sont pas 50% des acquéreurs, mais nous avons une bonne demande de l’extérieur, qui sera accrue dans les années qui viennent.
Sur le marché des maisons, est-on sur la même dynamique ?
Non, pas du tout. Le stock maisons est très élevé. Le délai de vente de la maison est relativement long, et on voit plus un retour sur le centre-ville et sur les appartements. La maison est plus difficile à vendre en ce moment.
» Roanne: « une légère augmentation des prix » au 3ème trimestre
