Immobilier neuf : le Scellier dope la fin d’année à Lyon

La perspective d’une disparition du dispositif Scellier à 22% pour les logements en BBC a permis au marché lyonnais de l’immobilier neuf de terminer l’année à un niveau de transactions légèrement inférieur à celui de 2010.

Les promoteurs lyonnais auront réussi leur fin d’année 2011. Après un début d’année catastrophique, les ventes ont repris au cours du deuxième semestre, pour finalement terminer sur un repli contenu, de l’ordre de 11% par rapport à 2010, à 5 971 logements, d'après les chiffres dévoilés vendredi à la présentation des chiffres 2011 de l'immobilier neuf à Lyon. « Ce n’était pas gagné en début d’année, a commenté Jean Jacques Mathias président du CECIM, en présentant ces chiffres. Nous étions sur -40% : nous arrivons à -11% sur l’année 2010 ».

Côté prix, la tendance reste franchement haussière : sur le Grand Lyon, la hausse atteint ainsi 6% à 3 749 euros. Quant à Lyon intra-muros, les prix ont littéralement flambé : +13% par rapport à 2010. Ils atteignent désormais 4 457 euros le mètre carré. Une différence que Frédéric Marchal, le président de la FPI en région lyonnaise, attribue à « une prime à la centralité » sur l’ensemble de l’Aire Urbaine de Lyon.

Le privé alimente le marché

Peu présents en début d’année, les investisseurs ont retrouvé le chemin des points de vente en fin d’année, dans la perspective de la fin du dispositif Scellier à 22%. La baisse de leur contribution en début d’année avait ramené leur proportion à 50%, après être monté à proximité des 70% en 2010 : elle termine finalement l’année à 49%. Les acquéreurs utilisateurs représentent un tiers des ventes, à 34%, tandis que 17% ont été réservés aux ventes en bloc.

Les mises en ventes, elles, ont reculé dans la même proportion, à 6 272 contre 6 981 en 2010, avec un fort mouvement sur les premiers mois de l’année, pour tendre par la suite à se ralentir un peu. Ce résultat est, de l’avis de Jean Jacques Mathias (notre photo), exceptionnel à deux titres. Selon lui, il montre que «les structures ont une capacité très forte à lancer de nouvelles opérations ». « Cela veut dire aussi que c’est un résultat qui a été obtenu essentiellement sur des terrains privés, avec une multiplicité d’opérations beaucoup plus importantes, du fait qu’il n’y ait pas eu d’opérations publiques qui aient permis l’alimentation du marché » a-t-il constaté.

Cette baisse des réservations et la hausse des mises en vente tend à renforcer légèrement l’offre disponible : celle-ci atteint 3 124 logements à la fin de l’année 2011. Ce chiffre, considéré comme faible par le CECIM, reste de « nature à générer des tensions sur le marché ».

Des ventes surtout réalisées sur le 7ème et 8ème arrondissement

Répartition des réservations par arrondissement en 2011 (Source CECIM)

Au sein de l’agglomération lyonnaise, les ventes se sont surtout réalisées sur Lyon (29%), Villeurbanne (12%) et sur l’est du Grand Lyon (31%). Sur Lyon intra-muros, les ventes se font au sud de la ville. Les huitième (34%) et le septième (26%) arrondissements totalisent à eux deux 60% des ventes de Lyon, lorsque le troisième (21%) remonte également dans la ventilation géographique des ventes. Côté prix, si Lyon est toujours loin devant en termes de prix (4 457 euros), le Nord Ouest de Lyon (3 978 euros), lui, devance Villeurbanne (3 813 euros) et Caluire (3 775 euros). « A notre grande surprise, les prix de Villeurbanne ont dépassé ceux de Caluire, ce que personne n’aurait pu imaginer il y a cinq ans. Nous avons été rattrapé par le réel : Villeurbanne est, à l’intérieur du périphérique bien desservi par les transports en commun, ce qui en fait le dixième arrondissement de Lyon» analyse Frédéric Marchal.

Une enveloppe investisseurs qui stagne

Côté surfaces, les investisseurs et particuliers ne se portent pas sur les mêmes types de biens. Alors que les investisseurs privés se portent tout naturellement sur les petites surfaces, comme les T2 (44%) et les T3 (37%), les particuliers utilisateurs, eux, choisissent plutôt les T3 (41%) et les T4 (24%). A ce titre, les investisseurs déboursent, sur le Grand Lyon, plus que les acquéreurs utilisateurs : 3 821 euros, contre 3 645 euros. Il faut dire que la surface des biens achetés est bien inférieure : de 51 m2, contre 68% pour les accédants. Enfin, le pouvoir d’achat des investisseurs, avec la montée des prix a tendance à baisser : le panier moyen est ainsi tombé à 51 m2 sur l’aire urbaine de Lyon, quand l’enveloppe moyenne stagne peu ou prou depuis 2009, à 194 264 euros.

» Les prix de l'immobilier neuf à Lyon ont progressé de 13% en 2011
» L'état du marché de l'immobilier neuf à Lyon






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