Pour Muriel Padet, gérante de Bron Service Immobilier, le marché immobilier brondillant se partage entre appartements et maisons. Les prix de ces dernières atteignent, pour les biens récents, 4500 euros du mètre carré.
Quels sont les atouts de la ville de Bron ?
C’est une ville très dynamique. Elle se situe au carrefour des autoroutes, pas loin du centre et de l’ensemble des hôpitaux et en même temps, aux portes des accès neige, montagne et mer. Il y a de nombreuses associations sportives, et culturelles, piscine, aérodrome, parcs, ainsi que la facilité à rejoindre le centre-ville de Lyon avec les transports en communs, plusieurs lignes de bus et le Tramway T2 qui arrivera prochainement jusqu’à Chassieu. Bron est une ville très oxygénée, grâce au plan local d’urbanisme (PLU) en vigueur qui protège les rues pavillonnaires et ses espaces verts, on s’y sent parfois comme dans un village.
Quels sont les principaux pôles d’attractivité à Bron ?
Le secteur le plus demandé reste le centre-ville, le fameux carré d’or de part et d’autre de l’avenue Camille Rousset, il est délimité au sud par l’avenue Franklin Roosevelt. A l’ouest, il se termine par la rue de Reims qui jouxte le stade Duboeuf et le centre hospitalier du Vinatier. A l’est, c’est l’avenue Marechal de Lattre de Tassigny qui ferme le carré d’or. Lorsqu’on s’écarte du centre-ville, c’est moins bien perçu par les acquéreurs : dès que l’on passe l’avenue Franklin Roosevelt, il y a une décote d’environ 10% par rapport au centre. La décote peut descendre jusqu’à 30 % vers le secteur de Bron Terraillon. Il longe la route de Genas à la limite de Villeurbanne / Vaulx en Velin. Mais le quartier est en pleine restructuration, la mairie a préempté une partie des immeubles pour les démolir afin d’apporter du renouveau à ce secteur.
Quels types de biens trouve-t-on sur le marché immobilier de Bron ?
On trouve principalement des maisons 1930-40 ainsi que des années 1960-70. Les maisons récentes sont plus rares. Concernant les appartements, nous avons un choix divers et varié, bien que la petite copropriété soit le plus prisé. Au niveau des transactions sur une année, 60 % concernent les appartements et 40 % les maisons.
Quel est le prix moyen du mètre carré à Bron ?
Tout dépend, de la situation, de l’état du bien, de l’année et de la superficie du terrain. Pour une maison avec travaux ou à rénover, il faut compter un prix moyen du mètre carré entre 3200 € à 3500 €. Pour des maisons en bon état il faut compter environ 4500 € le mètre carré. Pour les surfaces à partir de 150 m² et plus, les prix grimpent considérablement, ce sont des biens qui se destinent à une clientèle de cadres, de médecins, d’ingénieurs et professions libérales…
Les appartements ont une bonne cote lorsqu’il s’agit de petite copropriété, et concernant les petites surfaces telles que, studios et F1, il y a une raréfaction de ces biens, les propriétaires le plus souvent les conservent dans leur patrimoine immobilier.
Sur les prix que vous indiquez, y a-t-il une marge de négociation ?
C’est tout le travail de l’agent immobilier que de faire une bonne estimation. Notre travail, c’est d’abord savoir évaluer un bien. Expérience, écoute, sont les qualités premières d’un agent immobilier. Il est primordial que tout le monde se sente en confiance. Si le bien est au prix du marché, la marge de négociation est faible et le bien se vend rapidement. Les acquéreurs sont de plus en plus avisés, ils connaissent les prix du marché. En général, on considère qu’une vente en deux mois est rapide, trois mois pour un délai moyen et quand c’est plus difficile cela peut aller jusqu’à 6 mois et plus. Quand à la marge de négociation, elle peut baisser entre 5 à 10 % par rapport au prix affiché, selon le bien, la situation et les travaux.
Avez-vous un exemple de bien vendu récemment ?
Nous avons vendu récemment une villa en plein centre de Bron, fin décembre. Elle se situe à 100 mètres de la Mairie. C’est un bien en partie à rénover, elle s’est négociée 400 000 € pour 105 m² habitables sur sous-sol avec 650 m² de terrain. La vente s’est faite très rapidement, le mandat avait été rentré en novembre.
Quel bilan tirez-vous de l’année 2011 ?
2011 a été une bonne année, mais avec la suppression du prêt à taux zéro, dans l’ancien, on a clairement constaté une raréfaction des primo-accédants au dernier semestre 2011. On a traité environ 20% de dossiers en moins. De plus, avec la réforme de la taxation des plus-values sur la résidence secondaire les propriétaires qui hésitaient à vendre se sont empressés de signer avant le 31 janvier. On a constaté un accroissement des ventes au mois de novembre. Environ 15% en plus, par rapport à un mois de novembre classique. A l’inverse, le mois de décembre a était plus calme. On a fait quelques affaires les 15 premiers jours, mais après, avec les fêtes cela a été plus tranquille tant du côté des vendeurs que des acquéreurs.
Comment se présente l’année 2012 ?
Le premier semestre s’annonce difficile. Il y a de nombreuses incertitudes. Il est encore difficile de mesurer l’impact des différentes mesures fiscales sur les ventes. Les élections présidentielles sont également une source d’incertitude. On constate que les vendeurs sont plus attentistes, s’il n’y a pas d’obligation de vendre, ou de projet derrière, ils préfèrent prendre leur temps, plutôt que de brader leur bien. Du côté des acquéreurs, ils sont toujours là, mais on a moins de biens à leur proposer. Il faudra attendre la fin du premier semestre pour tirer les premiers bilans.
