En 2011, les ventes ont reculé de 20% selon le cabinet d’études Adéquation, à 5 729 unités, contre 7 718 unités en 2009. Les prix ont augmenté de 4.5%.
Les ventes ont nettement reculé l’an dernier dans le secteur de l’immobilier au sein de l’Aire urbaine de Lyon, selon les données publiées en fin de semaine dernière par Adéquation. Selon la société d’études des marchés immobiliers, les réservations de logements neufs se sont en effet contractées de 20% en 2011, revenant à 5 729 ventes. Sur celles-ci, les ventes en secteurs aménagés (ZAC) représentent 13% du total.
L’année 2011 a toutefois profité d’un dernier trimestre exceptionnel, et ce malgré des prix toujours à la hausse :+4.5% sur l’année à 3 750 euros le mètre carré. Le quatrième trimestre a, à lui seul, enregistré un dernier trimestre exceptionnel, avec 2.109 ventes enregistrées, soit une hausse de 10% par rapport au dernier trimestre 2010. Un phénomène lié à la disparition progressive du dispositif Scellier : alors que le taux est passé de 22% à 13% début janvier, les investisseurs ont profité de cette fin d’année pour réaliser des investissements à des conditions encore très favorables.

Seul secteur géographique à tirer son épingle du jeu au sein de l’aire urbaine de Lyon, l’est lyonnais a vu ses ventes augmenter, alors même que l’essentiel de la baisse constatée l’an dernier sur le marché lyonnais l’a été sur Lyon, du fait sans doute des prix appliqués à l’intérieur de Lyon, en hausse nettement plus marquée (+9% sur Lyon Villeurbanne Caluire). Sur l’aire urbaine de Lyon, on constate ainsi une nouvelle hausse de la part des gammes supérieures à 4 200 euros du mètre carré sur l’année 2011. Ces dernières passent en effet de 15% à 22% sur l’année 2011 (et même 27% au quatrième trimestre).
Un recul à nuancer
Pour la société, la chute des ventes reste néanmoins à nuancer, du fait des niveaux très élevés atteints en 2009-2010, les capacités d’absorption du marché de l’agglomération lyonnaise se situant davantage, selon elle, autour de 4.200 ventes annuelles. Cette baisse des ventes de 20% est notamment à mettre sur le compte d’un repli des investisseurs et d’un manque de dynamisme de l’accession à la propriété.
Malgré cette baisse, Adéquation note toutefois qu’un important renouvellement de l’offre s’est opéré en 2011, à 7.754 unités, soit une hausse de 10 % par rapport à 2010, déjà très dynamique en la matière. Les mises en vente se sont toutefois concentrées sur le premier semestre.
L’offre commerciale est quant à elle en nette hausse, du fait de la conjugaison de la baisse des réservations et de la hausse des mises en vente. Elle reste toutefois à un niveau très raisonnable, de 8 mois théoriques de ventes au rythme de 2011.
Reste à savoir comment le marché, jusqu’ici soutenu par les investisseurs (57% des ventes en 2011), tiendra en 2012 et 2013, dans la perspective d’une disparition progressive des dispositifs de soutien à l’investissement locatif. La structuration de l’offre commerciale reste malgré tout très saine, note Adéquation. Le stock physique est quasiment absent, avec une offre livrée non vendue en baisse sur un an, passant de 102 à 62 logements (2% de l’offre commerciale). Quant à l’offre offre disponible sur plan en chantier, elle s’avère en légère hausse, avec 32 % de l’offre disponible, contre 28% l’année précédente.
» Immobilier neuf : baisse de 11% des ventes en 2011


La crise économique ?
mais non, lisez cet article, tout va bien !
des prix encore plus chers, c’est que tout va pour le mieux
J’y vois un décrochage. La suite est facile à imaginer. Blocage et chute.