Une étude du Commissariat général au développement durable sur le logement des ménages disposant de bas revenus montre que 37% de ces derniers sont propriétaires occupants et qu’un tiers loge dans le parc privé.
Le Commissariat général au développement durable a publié mercredi son étude sur le logement social. Il en ressort que 15.4% des ménages logent dans le parc social, soit plus du quart (27%) des ménages à bas revenus, qui sont définis comme étant ceux dont le revenu annuel imposable par unité de consommation est inférieur à 13 200 euros. 32% des ménages à bas revenus sont en location dans le parc privé, tandis que 37% sont propriétaires occupants.
Néanmoins, au sein du parc social, ce sont, sans surprise, les ménages à bas revenus qui sont surreprésentés, avec un part de 55.4% du total des ménages de ce parc. On notera à l’inverse que les catégories les plus aisées représentent 8.7% du parc, soit 331.000 ménages du total des logements.
Des logements plus grands mais sur-occupés
Les logements des ménages modestes dans le parc HLM sont légèrement plus grands (66 m²) que ceux des ménages aisés vivant dans ce même parc (65m²). Néanmoins, les logements des ménages modestes dans ce parc ont un taux d’occupation bien plus élevé (en moyenne 2,6 personnes), que ceux des ménages aisés (2 personnes).
Le CGDD note que les ménages à bas revenus sont sur-représentés dans les régions à dominante rurale, et notamment dans une zone formée par le Limousin, l’Auvergne, mais aussi dans le centre de la Bretagne et dans le Nord. A l’inverse, ils sont nettement moins représentés dans les grandes agglomérations.
Des logements moins récents dans le parc HLM
Autre observation du CGDD : les ménages à bas revenus sont plus mobiles que les ménages plus aisés. 13,4 % des ménages du premier décile de revenus ont changé de logement entre 2009 et 2010 alors qu’ils ne sont que 3,6 % à avoir déménagé dans le dernier décile de revenus. Les ménages résidant dans le parc locatif privé sont encore plus mobiles, quel que soit le niveau de leurs revenus. 19 % ont déménagé entre 2009 et 2010 contre moins de 9 % chez les locataires HLM.
Enfin, le parc de logements HLM tend à vieillir. La majeure partie des logements du parc HLM ont entre 20 et 40 ans, selon le CGDD, soit des logements biens plus anciens que dans le parc locatif privé, où une grande partie des logements ont moins de 20 ans.
