Gilles Buna, vice-président du Grand Lyon et adjoint au maire de Lyon en charge de l’aménagement et la politique de la ville, a indiqué lors de l'inauguration de la politique de la ville qu’il n’était pas favorable à la réforme des droits à construire.
Après l’adoption par l’Assemblée nationale de la réforme des droits à construire, on attendait la réponse des collectivités locales sur l’application ou non de la réforme des droits à construire. Gilles Buna, le vice-président du Grand Lyon, a, lors de l’inauguration du salon de l’immobilier, répondu par la négative à la question posée quelques minutes plus tôt par le patron des promoteurs, Frédéric Marchal sur l’application de la réforme des droits à construire.
Selon lui, la majoration de 30% des droits à construire « est complètement contradictoire avec le code de l’urbanisme », et « contradictoire avec la qualité de la vie ». « C’est une mesure improvisée : il n’y a pas de terrain alors je fais 30% de plus. Je laisse imaginer comment se passerait la modification des 30% là où il habite» a indiqué l’élu, qui parle de « démagogie ». « On gère une densification future, une densification présente, mais surement pas le coup par coup » a indiqué l’adjoint au maire de Lyon, qui ne croit toutefois guère au devenir de la mesure après la présidentielle, quel que soit le vainqueur.
« Je ne voterai pas ce genre de mesure »
« Moi, en ce qui me concerne, je ne voterai pas ce genre de mesure », de nature à raréfier le foncier, a-t-il indiqué. Interrogé suite à cette déclaration, Gilles Buna a en effet indiqué qu’il s’agissait là d’une position personnelle, et qu’aucune décision n’avait été prise au niveau de la ville de Lyon, ni au sein des communes du Grand Lyon. Il a en outre confié qu’il n’en avait pas encore parlé avec Gérard Collomb.
L’élu a en revanche appelé l’Etat à vendre des terrains moins chers. « Si l’Etat, quel qu’il soit, pouvait nous vendre des terrains à un prix qui ne soit pas celui des domaines…» a suggéré l’élu, qui pense que ces derniers surévaluent les terrains. « J’ai entendu deux propositions. L’une dit : on va donner des terrains. Celle-là nous intéresse beaucoup » a indiqué l’élu.
