A l’occasion d’une conférence de presse réalisée en ouverture du salon de l’immobilier, les professionnels de l’immobilier se sont montrés raisonnablement optimistes pour 2012.
Les professionnels de l’immobilier lyonnais gardent le moral. Malgré une période préélectorale teintée d’attentisme, et la suppression du PTZ+ dans l’ancien, ces derniers veulent croire que 2012 ne sera pas une année si mauvaise qu’on le dit.
En préambule, le président de la FNAIM du Rhône, Gilles Cecere, rappelle l’attractivité de la région: Lyon est en effet citée en première place des villes attractives par un sondage APEC publié jeudi, tout comme Rhône-Alpes. Un dynamisme de la région qui se traduit par une forte demande pour l’agglomération : les prix de l’immobilier ont ainsi progressé de 7.5% en 2011, soit une progression quasiment identique au niveau national (+7.3%). « Rhône-Alpes suit la tendance nationale » analyse Gilles Cecere. On notera toutefois que la fin d’année a été moins bonne (-0.3% au quatrième trimestre), le phénomène restant concentré sur les maisons (-0.5%). Les appartements ont, eux, plus résisté (+0.1%).
Dans la région, on notera toutefois que les prix de l’immobilier ancien restent dans une dynamique haussière : ils restent en progression de 120% depuis 2000, avec toutefois une rupture nette à partir de 2007. Après sept années de croissance où les prix augmentaient sans discontinuer; la période 2007 à 2010, « les quatre mauvaises » comme les surnomme Gilles Cecere, sont en effet venues bousculer les certitudes. L’année 2011, qui s’est terminée il y a un peu plus de deux mois, aura toutefois été marquée par la poursuite de la reprise du marché amorcée en 2010, et par une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Sur Lyon, l’évolution des prix en pourcentage suit ainsi la tendance régionale. Le prix des appartements anciens a progressé de 11.8% en 2011 en intra-muros, à 3393 euros le mètre carré.
4 621 euros de moyenne pour les studios en Presqu’île
Les prix moyens pour les petites surfaces à Lyon sont bien sûr supérieurs à ceux des plus grandes surfaces : il faut ainsi compter 3 792 euros pour un studio, 3 403 pour un 2 pièces, 3 342 euros pour un 3 pièces, 3 374 pour un 4 pièces, et 3 325 euros pour un 5 pièces. Ces moyennes sont toutefois à nuancer suivant les secteurs : Un studio dans le secteur Hôtel de Ville, Presqu’île et Croix Rousse sera vendu en moyenne 4 621 euros du mètre carré. Les 2, 3, 4 et 5 pièces partiront respectivement pour 3 761, 3 713, 3 538 et 3 874 euros. On rappellera à ce titre que les biens sont partagés, sur la capitale de région, entre T3 (31%), T2 (20%) et les 4 et 5 pièces (18.9% et 19.3%). Plus de 10% des biens sont, en outre, des studios.
Sur l’activité, les délais moyens ont baissé de 4% en 2011, après une année 2010 déjà en contraction. Cette tendance à la baisse des délais faisait suite à une baisse lors des années 2008 et 2009, qui avaient vu ces derniers progresser.
Sur les perspectives, Gilles Cecere rappelle que, sur 2012, l’activité devrait baisser de 15% au niveau national, pour revenir à un niveau de 700.000 ventes, du fait de la fin de plusieurs dispositifs, comme la fin du PTZ+ dans l’ancien, ou encore de l’attrait moindre du dispositif Scellier. « Sur Lyon on pense que l’ on sera plus près des -5% que des -15% » tempère toutefois le patron de la FNAIM du Rhône.
Un même écart est constaté sur les prix : la FNAIM table au niveau national sur une baisse de 5% des prix. « On n’ira pas à -5% sur Lyon» parie toutefois Gilles Cecere. Le fait que les livraisons dans le neuf risquent de se décaler vont, notamment, provoquer une tension sur le marché de l’ancien, selon lui.
« Les prix ne vont pas s’effondrer du jour au lendemain », assène-t-il. Il prévoit malgré tout que l’activité sera morne dans les deux prochains mois du fait de l’attentisme pré-électoral, tout en faisant le souhait que les politiques à venir dans le secteur du logement se fassent de manière plus durable. Pour lui, il faut ainsi « ne pas changer tous les 6 mois la politique du logement en France. On déstabilise le marché et la vie des gens ». Un avis partagé par Maitre Jean-Pierre Prohaszka, président de la Chambre des Notaires du Rhône, qui rappelle à ce titre que plusieurs lois de finances rectificatives ont été votées l’an dernier, une accumulation de nature à déstabiliser propriétaires et acquéreurs.

Toujours la même musique, les professionnels disent ça pour faire repartir les ventes, ce qui est dans leurs petits intérêts.
Je constate aussi que l’on arrête pas de demander l’avis à des gens qui sont juges et parties: est-ce bien cohérent?
Ils n’ont pas intérêts à annoncer la baisse du marché, ils savent bien que ça baissera encore davantage ensuite.
L’attentisme c’est surtout de voir les résultats des réformes de fiscalité en matière immobilière faire leurs effets, et non pas les élections comme on nous le tambourinne aux oreilles.