Selon Crédit Logement, les taux de crédit immobilier ont baissé en mars. Les durées de prêt ont également baissé, revenant à leur niveau de 2009.
Les dernières statistiques de Crédit Logement sont venues confirmer les dernières analyses des courtiers en crédit immobilier. Tous avaient constaté début mars une baisse des taux de crédit immobilier : Crédit Logement est venu confirmer ce phénomène de baisse des taux. Les taux de crédit ont ainsi reculé de 10 points de base, à 3.83% en moyenne.
« Cette baisse des taux ne concerne pas l’ensemble du marché » note l’Observatoire Crédit Logement. La baisse des taux s’observe tant sur le marché des travaux (3.84 % en mars contre 3.93 % en février) que sur celui de l’ancien (3.80 % en mars contre 3.96 % en février) et « s’accompagne d’une réduction rapide des durées moyennes des prêts octroyés » note l’Observatoire. En revanche, sur le marché du neuf, les taux ont légèrement progressé, à 3.90% en mars contre 3.88 % en février pour des durées moyennes quasiment stables.
Baisse des durées de prêt
A la faveur de cette baisse de taux, la majeure partie des dossiers (54.6%) ont ainsi bénéficié de taux inférieurs à 4%, contre 44.4% en février. Autre enseignement de l’étude : la durée des prêts recule à un niveau inédit depuis le second semestre 2009, à 204 mois, contre 212 en février. « Le recul brutal de la durée constaté en mars accompagne alors les difficultés d’un marché marqué par la récession et confronté à la transformation rapide de ses clientèles (par exemple, la suppression du PTZ+ dans l’ancien et le recul rapide de l’accession des ménages modestes) » explique l’Observatoire. De la même façon, la durée a nettement moins diminué dans le neuf que dans l’ancien. Du côté des maturités de prêt, on constate en outre que la duration à l’origine comprise entre 20 et 30 ans est de 47.8 % en mars 2012 contre 52.3 % en février, soit une diminution de 4.5 points.
Autre indicateur, le coût relatif des opérations immobilières financées par emprunt a diminué à 3.81 années de revenus en mars 2012. « Comme les revenus des emprunteurs augmentent maintenant plus vite qu’auparavant, les tensions sur le coût relatif s’allègent rapidement. La transformation du marché y contribue largement sous l’effet de son recentrage en faveur de clientèles plus aisées » analyse ainsi Crédit Logement.
