<p>(SDH/LPI)</p>
Les Notaires de France présentaient ce matin le bilan de l’année 2011 en termes de transactions immobilières et de prix.
L’année 2011 aura été une année d’exception pour le marché immobilier. Ce sont en effet 858 200 transactions qui ont été conclues l’an dernier en France, un chiffre qui dépasse -et de loin ! – le précédent record de la mi-2006 (837.000 transactions). Cette hausse des ventes a notamment été particulièrement sensible en Province, où les transactions ont atteint 710.000 unités. En revanche, le marché francilien a connu une année nettement moins florissante. Les transactions ont en effet reculé de 8% sur l’ensemble de l’année, avec un net coup de frein fin 2011.
Une hausse des prix de 6.5% en France.
Sur le front des prix des appartements anciens, la hausse ressort à 6.5% sur l’ensemble de l’année, avec une hausse plus marquée à Paris (+10.6%) et qu’en Province (+2.7%). Toutefois, la fin de l’année a marqué une inflexion. Sur la France entière, les prix ont ainsi reculé de 0.4% au quatrième trimestre par rapport au troisième.
Côté maisons anciennes, on notera un léger contraste: les prix de ce type de biens ont en effet moins augmenté que ceux des appartements, de 2.1% au quatrième trimestre 2011 par rapport au quatrième trimestre 2010. Mais comme pour ces derniers, la fin de l’année a marqué un tournant sur le front des prix. Ils ont ainsi accusé un recul de 1.3% au dernier trimestre de l’année écoulée par rapport au troisième trimestre. Un phénomène un peu plus sensible en Province (-1.4%) qu’à Paris (-1%).
Du point de vue de la qualité des emprunteurs, le Notariat note une baisse du pourcentage des transactions réalisées par les acquéreurs de moins de 30 ans, et à l’inverse une progression du nombre d’acquéreurs de plus de 65 ans. Ces derniers ont représenté 14.5% des acquéreurs l’an dernier, un chiffre de 2.2 points supérieur à celui de 2010.
Des prix en baisse
Si l’année 2011 s’est avérée exceptionnelle, 2012 devrait en revanche marquer le pas, avec « un retrait substantiel des volumes par rapport à 2011, tant dans le neuf dans l’ancien, toutes régions confondues ».
Sur le front de l’immobilier neuf, « les conditions d’attribution du PTZ devraient normalement impacter les prix, les programmes devant alors se positionner sur des secteurs où le foncier est moins cher » selon le Notaires.
Quant au marché de l’immobilier ancien, «on en est réduit à segmenter » constate les notaires. « Leur évolution serait au mieux une stabilité sur les bonnes adresses de Paris et des villes les plus dynamiques avec une baisse des prix plus ou moins accentuée sur le reste du territoire, baisse des prix qui devrait se poursuivre en 2013 mais d’une manière moins tranchée que celle constatée lors du trou de l’immobilier de 2008/2009 » prédisent les notaires.
