Selon les Notaires de France, qui dévoilaient ce matin leur note de conjoncture, les prix ont stagné à Lyon sur la période allant de décembre à février.
Les prix ont stagné à Lyon sur la période allant de décembre-février. C’est l’un des constats dressés par les Notaires de France ce matin, à la faveur de la publication de leur dernière note trimestrielle de conjoncture. Le président de l’institut notarial de l’immobilier, Maître Pierre Bazaille, présentait à cette occasion, lors d’une conférence de presse à Paris, les grands enseignements de l’année 2011 en termes d’immobilier.
Parmi toutes les statistiques publiées ce matin par Notaires de France, quelques-unes concernaient Lyon et Rhône-Alpes. Les dernières en date sont celles qui concernent le prix moyen constaté sur les avant-contrats à fin février 2012 à Lyon. Ce dernier est en effet resté stable, à 3.150 euros. Cette stagnation des prix des avant-contrats tranche avec la baisse constatée dans les grandes métropoles du sud, tel que Grenoble (-2%), Bordeaux (-7%) ou encore Marseille (-3%). Seul Montpellier fait exception, avec une hausse de 5%.
Hausse de près de 9% à Lyon en 2011
Avant la diffusion annuelle des chiffres de la Chambre des notaires du Rhône, qui aura lieu le 31 mai prochain, l’institut notarial de l’immobilier a également communiqué les prix de l’immobilier sur Lyon et Rhône-Alpes à la fin 2011. Les prix atteignaient en moyenne 2.530 euros du mètre carré, soit une augmentation de 5.2% sur l’année. Une maison dans la région valait en moyenne, à la fin de l’année dernière 220.000 euros, soit une hausse de 0.8%.
A Lyon, les prix des appartements anciens ont augmenté de 8.9% à 3.140 euros l’an dernier, tandis que les prix des maisons augmentaient de façon un peu moins sensible, à 305.000 euros en moyenne (+6.5%). Les prix des maisons à Lyon restent ainsi inférieurs à ceux constatés à Grenoble pour le même type de biens : ceux-ci ont encore progressé de 3.3% en 2011, à 315.000 euros. Les appartements anciens dans la capitale du Dauphiné affichent néanmoins des prix biens inférieurs à ceux observés à Lyon : 2.440 euros, en hausse de 2.8% sur 2011. Quant à Saint-Etienne, les prix des appartements anciens ont stagné en 2011, restant à 1.280 euros, tandis que les prix des maisons reculaient de 3% à 180.000 euros.
Des volumes en hausse en Rhône-Alpes
L’évolution des volumes en logements anciens a été particulièrement sensible dans plusieurs départements de la région, avec des hausses de plus de 10% des ventes dans la Loire, le Rhône, l’Isère, la Haute-Savoie, et la Drôme. Sur les 14 départements dont les volumes ont progressé de 20% en France Métropolitaine, 3 sont situés en Rhône-Alpes : c’est le cas de l’Ain, de la Savoie et de l’Ardèche.
On notera également que la part des acquéreurs d’appartements anciens de moins de 30 ans est nettement plus forte dans la Loire (plus de 25%) que dans le Rhône (entre 15% et 20%). Un constat également vrai pour les plus de 60 ans, dont la part est nettement plus forte dans la Loire que dans le Rhône.
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