<p>(SDH/LPI)</p>
La fédération du bâtiment maintient ses objectifs de construction de logements neufs pour l’année, et note l'urgence de trouver une solution à la crise du logement.
La FFB a maintenu jeudi ses objectifs de production de logements neufs en France. La fédération française du bâtiment table ainsi sur 360.000 logements, tant appartements que maisons individuelles, ou logements sociaux. Elle compte toutefois sur une contraction de l’activité au second semestre 2012 et de facto sur un maintien du rythme de production, qui s’établissait fin avril, à 361.098 logements mis en chantier. Mais elle souligne dans le même temps que l’on faisait bien mieux il y a un an : en 2011, 534.800 logements avaient été autorisés et 421.306 logements avaient été commencés. Les mises en chantier ont donc reculé d’un peu moins de 15% depuis.
Urgence
Pour cette raison, Didier Ridoret, lors d’une conférence de presse, a évoqué l’urgence de la situation. « Les durées d’adaptation de l’offre et de la conception-réalisation des projets ne doivent pas être sous-estimées : ainsi des mesures prises immédiatement ne se traduiront en chantiers effectifs, au mieux, que fin 2013 ! ».
Autre élément inquiétant : les ventes dans la promotion immobilière chutent de manière importante d’un trimestre sur l’autre : -24.5% à fin mars par rapport aux trimestres précédents à fin mars 2012, avec des mises en chantier également en chute de 20,9%. La fédération observe également une hausse des annulations. Sur un rythme annuel, la fédération note que 78.352 ventes ont été constatées à fin mars, contre 104.288 ventes en 2011.
L’accès au crédit restreint
La fédération observe en outre un mouvement de sélectivité de la part des banques, et un moindre recours à l’endettement de la part des ménages. Moins de primo-accédants sont à même ou désirent se tourner vers l’immobilier neuf, notamment par crainte du chômage ou par manque de financement – le PTZ+ ayant en outre été recentré sur le neuf.
Aussi si Didier Ridoret, président de la Fédération du Bâtiment, estime que « la cession de foncier à titre gratuit aux collectivités territoriales qui s’engageront à y bâtir du logement, la construction de 500.000 logements en moyenne par an sur le quinquennat, dont 150.000 logements sociaux ou encore la rénovation thermique de 600.000 logements par an sont parfaitement adaptées à la situation de crise quantitative», ceci doit vite se traduire dans les faits. Car, si la tendance se poursuit, ce seront non pas 500.000 logements, mais bien 300.000 logements qui pourraient être construits en 2013.
Le président de la FFB a notamment insisté sur la raréfaction du crédit hors logement social : selon Didier Ridoret, « à l’exception du secteur HLM, dont l’alimentation financière est adossée au Livret A, l’ensemble des acteurs de marché, et pas seulement les collectivités locales, se trouvent aujourd’hui confrontés à une raréfaction durable de l’accès au crédit ».

cest quand qu’ils vont piger ces promoteurs qu’il faut baisser leru marge de malade et baisser les prix et tres vite?
au contraire, malgré la chute nette des ventes ils montent les prix!!! Et apres ils pleurent que rien ne se vend!!