Le réseau Laforêt faisait le point aujourd’hui sur le marché immobilier national et local. Les prix ont légèrement baissé au premier semestre.
Les prix ont stagné au premier semestre. Selon le réseau Laforêt, qui recense les données en provenance de près de 900 agences franchisées, le marché a nettement ralenti dans les six derniers mois.
Selon le réseau d’agences franchisées, le calme s’est installé sur le front des prix. Avec une baisse de 0.4% sur le deuxième trimestre par rapport au premier, on peut donc parler de stagnation au niveau national, après un premier trimestre de nette baisse (-5%). De 3.113 euros fin 2011, le mètre carré est revenu à 2.951 euros à la fin du premier trimestre 2012 et à 2940 euros au deuxième trimestre (-0.4%).
Une moyenne nationale qui cache toutefois d’importants écarts: « les moyennes de prix au m² ne reflètent pas les disparités locales où des écarts importants sont constatés. Entre des baisses enregistrées à moins 20% et des hausses à plus de 5%, le marché démontre sa forte sensibilité à des phénomènes de rareté et de qualité » note le réseau. « La baisse du début 2012 a été amortie par le maintien de taux d’intérêts attractifs, qui contre toutes les prévisions, n’ont pas augmenté » selon Laforêt.
Les acheteurs négocient plus
Cette disparité se retrouve ainsi tant sur les prix que sur les délais de vente. Car si ces derniers tendent à diminuer sur Lyon, ils augmentent sensiblement à Paris, où les ventes se sont allongées de 22 jours en un an par rapport au premier semestre 2011. La demande est également fluctuante selon les marchés. Le nombre de contacts recensés par Laforêt a nettement baissé par rapport au premier semestre 2011 sur certains secteurs : c’est le cas à Lyon (-25%) mais aussi à Marseille (-16%). A l’inverse, à Bordeaux, la demande est encore à la hausse : +6%. Mais il s’agit là d’une exception : au niveau national, la baisse de la demande atteint 19%.
Du fait de cette baisse de la demande, les acheteurs tendent à négocier plus facilement sur le prix de vente affiché. « Les négociations sur le prix de vente se maintiennent au-dessus des 6% pour dépasser parfois 10% » indique Laforêt, qui précise en outre que « les biens qui sont présentés au prix du marché ne génèrent pas de négociation ». « Certains acquéreurs se risquent à formuler des offres très basses que les vendeurs n’acceptent pas encore » note le réseau.
» La demande en nette baisse au premier semestre à Lyon selon Laforêt
