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Après la publication du rapport Dusquesne indiquant que l’idée de la fiscalisation du livret A ne devait pas être taboue au-dessus d’un certain seuil, Bercy a tenu à rassurer.
La mise au point ne s’est pas fait attendre. Après la publication en milieu de semaine du rapport Duquesne, préconisant une réforme importante des mécanismes du livret A, Bercy a tenu à rassurer : non, le livret A ne sera pas fiscalisé.
Le rapport Duquesne, du nom de l’ancien conseiller économique de Lionel Jospin, préconisait plusieurs réformes, notamment concernant le taux de rémunération des banques et le taux d’intérêt servi, in fine, à l’épargnant. Surtout, le rapport indiquait que l'imposition des prélèvements sociaux au-dessus d'un certain niveau de dépôt, ne devait pas, « compte-tenu des éléments recueillis par la mission, être considérée comme taboue », tout en concédant que celui-ci comportait des risques, « non seulement politiques, mais aussi liés à la simplicité du produit ».
Pas l’intention de fiscaliser
Du coup, le ministère de l'Economie s’est empressé de réagir, en indiquant que le gouvernement n’avait « pas l'intention de fiscaliser » le support d’épargne préféré des français, comme le laissait entendre le rapport Duquesne. Outre cette question de la fiscalisation, le relèvement du plafond du livret A décidé par François Hollande, et plutôt justifié selon ce rapport, fait débat.
Hier, c’est la Fédération bancaire française (FBF), via son président Jean-Paul Chifflet, également directeur général du Crédit agricole, qui tirait la sonnette d’alarme sur le relèvement du plafond du livret A, qu’il estimait comme contre-productif. « Aujourd'hui, les épargnants ont tendance à allouer leurs avoirs sur des placements court terme et sans risque alors que l'économie a besoin d'investissements sur le long terme et acceptant la prise de risque » expliquait le dirigeant dans une interview au Figaro. Le relèvement de 100% du plafond se fera en deux temps, d’abord deux fois 25% d’ici la fin de l’année, puis 50% plus tard. Ce relèvement devrait permettre de financer la construction de logements sociaux supplémentaires.
